Llama llama

Avec le froid qui s’éternise, rien de mieux pour se réchauffer les yeux qu’un post tricot bien douillet : voici donc Llama llama, un snood en jacquard aux couleurs qui piquent les yeux. L’ayant fini fin mars, à l’époque où le printemps est arrivé, j’étais un peu dégoûtée de ne pas m’y être prise plus tôt, mais comme finalement le printemps est reparti j’ai tout de même pu le porter !

J’avais réalisé les mitaines assorties l’an dernier pour l’anniversaire d’une amie, et il me restait beaucoup de laine. Comme mon bac à laine commence à déborder, j’ai pris la résolution d’alterner projets classiques et projets déstockage, en essayant d’utiliser au maximum les pelotes orphelines qui me restent systématiquement sur les bras après un tricot. J’ai donc récupéré les restes des mitaines, ainsi que ceux d’un pull réalisé l’an dernier, pour faire ce snood. J’en ai également profité pour tester mon premier tricot sur aiguilles circulaires, et verdict : tricoter toujours dans le même sens, pour du jacquard, c’est le pied ! Du coup le modèle était très facile à tricoter, une fois le coup de main pris pour faire suivre les fils, et je suis assez fière de moi sur ce coup là, ça ne tire pas sur l’endroit comme ça le faisait avec les mitaines.

Par contre, autant j’ai bien aimé le tricoter, autant je suis assez dubitative du résultat une fois porté. Je ne sais pas si ça le fait avec les snoods en général ou si c’est le fait que ce soit en jacquard, ou bien si c’est la laine qui est trop molle, mais je trouve qu’il tombe mal. Il roulotte, ça c’est inévitable avec le jersey, même après un bon blocage, et même si je suis très fière de l’envers du jacquard ce n’est tout de même pas aussi joli que l’endroit. En plus, même si j’adore les couleurs, je trouve qu’elles me donnent très mauvaise mine. Mais bon… qui peut résister à une ribambelle de lamas !

Snood à lamas
Fini en mars 2012
Phildar Accessoires Automne/Hiver 2010-2011
Partner 6, coloris Ardoise, Caban, Mure et Petunia
Galapagos, coloris Safran

Cachez ce sein…

Un petit projet rapide, fini il y a quelques semaines, avec ce top en jersey issu d’un Burda de 2010. Petit retour sur le patron :

  • Les plus : facile, rapide à réaliser et bien coupé ; les fronces sont flatteuses et je pense doivent l’être sur toutes les morphologies
  • Les moins : très, même trop décolleté, et comme souvent avec les t-shirts Burda je le trouve un peu court

Je l’ai entièrement cousu à la surjeteuse, à part le biais à l’encolure, et les ourlets qui ont été cousus à la main. J’aurais bien envie de dire que c’est fait exprès, mais c’est surtout que je n’avais pas de fil rouge assorti et pas le courage d’aller en acheter… Au final j’aurais sans doute du, car l’ourlet invisible sur du jersey, ça reste tout de même moyennement convaincant !

La couple assez simple et la couleur unie en font un top facilement mettable, mais le décolleté reste un gros point noir : pas facile de trouver quelque chose à mettre en dessous. Si je devais le refaire, je le rallongerais de dix bons centimètres et j’essaierais de le retracer pour diminuer l’ampleur du décolleté, mais sur du raglan, pas évident… Du coup je ne le referai pas.

Le tissu est un jersey bordeaux très fluide, plus riche et moins flashy en vrai que sur les photos. C’était un coupon acheté durant les soldes de coupons chez Tissus Reine : 3 jours de ventes des fins de rouleaux qui ont lieu chaque année en janvier et en août, pendant lesquels on trouve de très bonnes affaires niveau qualité prix. Du coup j’ai tendance à éviter d’y aller pendant cette période, trop dangereux !

J’ai pas mal temporisé la rédaction de ce post, car à vrai dire je n’osais pas trop mettre les photos du décolleté. J’ai eu le droit il y quelques temps à des remarques d’amis non-couturiers comme quoi mes photos, tout à fait innocentes, de boutonnières passepoilées pouvaient être mal interprétées sorties du contexte !! Et bien je suppose que tout est question de point de vue… Alors je prends mon courage à deux mains et je poste les photos, car il faut que le monde sache à quel point ce patron, tout aussi joli qu’il soit, est délicat à porter…

Hors sujet : je sens qu’avec un titre pareil, je vais récupérer des mots clés un peu bizarres de la part des visiteurs de ce blog, ce qui m’amène à signaler que si la personne qui est tombée ici en cherchant “robe de super mario” repasse dans le coin, j’aimerais beaucoup qu’elle nous fasse partager ses trouvailles… ;)

Top en jersey
Réalisé en février 2012
Burda février 2010 – 122A
Taille 36
Coupon de jersey de chez Tissus Reine 

Désuétude

J’ai profité de quelques jours de vacances coupée du monde à la campagne pour m’entraîner à ma nouvelle lubie : la broderie.

La broderie, c’est le loisir désuet par excellence. Contrairement à la couture ou au tricot, qui permettent tout de même de se vêtir, c’est purement décoratif, et surtout c’est long… si long… La pelote ci-dessous, par exemple, m’a occupée pendant un trajet en voiture de deux heures. Deux heures pour un malheureux petit motif !

Mais c’est justement ce côté désuet qui m’attire, de devoir se concentrer, faire preuve de patience, plutôt que de courir de projet en projet.

J’ai donc étrenné mon cadeau de Noël, un kit Sublime Stitching, en l’occurence le “La petite Embroidery Kit” (so cute !). Je le conseillerais vraiment pour débuter. Le kit est composé de :

  • un petit tambour à broder
  • une aiguille
  • du fil DMC dans cinq couleurs, un noir et 4 pastels un peu niais
  • des ciseaux à broder
  • un feuillet explicatif sur les différents points de broderie
  • une planche de transferts au choix
Bon c’est sur, comme souvent avec les kits tout préparés, ça doit revenir plus cher qu’en achetant les éléments indépendamment. Mais comme idée de cadeau je trouve ça très chouette, et les planches de transfert proposées sont décalées comme il faut (des robots et des catcheurs, j’adore). Le site Urban Threads propose lui aussi des motifs à broder très sympas, mais surtout pour les brodeuses automatiques. Pour faire de la broderie main, l’intérêt est finalement assez limité : autant dessiner ou récupérer des images sur le net pour faire ses propres transferts en les repassant au stylo marqueur…

D’ailleurs c’est ce que j’ai commencé à faire pour mon nouveau projet broderie, un t-shirt à message que j’espère finir rapidement. J’en ai vu pas mal de similaires dans une chaîne de magasins nordique qui commence par H et finit par &M, peut-être que la broderie main revient à la mode ?

Allez un dernier lien avec le Subersive Cross Stitch de Julie Jackson qui me donne des envies de décorer mon chez-moi avec du point de croix incisif.

Pour être honnête, j’avais déjà commencé la broderie il y a quelques années avec l’idée de faire un pan de sac entier en Sashiko. Ca fait maintenant… cinq ans que j’ai acheté le kit et il est toujours en cours… Bon j’avoue que je n’ai pas été très assidue mais tout de même… c’est long !

De l’importance du choix du tissu

Toujours pas de nouveautés niveau couture (mais je suis bien décidée à trouver du temps, de gré ou de force, pour m’y remettre cette semaine !), alors je triche encore en vous montrant un projet réalisé l’an dernier. Il s’agit d’une robe plutôt sobre, cousue pour ma cérémonie de remise des diplômes.

Elle a été réalisée selon un patron Vogue, le V8615. A première vue on dirait un patron “vintage vogue” mais il s’agit en fait d’une “very easy”. D’ailleurs les visuels de la pochette jouent bien sur ce côté là en le présentant réalisé en pied-de-poule :

Les détails du patron me plaisent beaucoup : un couture au milieu tout le long du devant, une jupe évasée qui ne rajoute pas d’épaisseur à la taille, un décolleté bateau devant et en V dans le dos, et surtout elle est entièrement doublée et avec des poches ! Ce qui fait qu’elle est franchement pratique et très confortable à porter.

Le bémol, clairement, c’est le tissu. Je l’avais trouvé chez Sacrés Coupons, un joli violet, avec des reflets bleus ou parmes selon la lumière, très doux, et marqué 100% coton. Loin de moi de me douter qu’il allait froisser encore pire que du lin ! D’ailleurs lorsque je l’ai amenée au pressing la première fois (du temps où elle était toute neuve et que j’avais peur de l’abîmer en la lavant moi même) la dame du pressing n’a pas voulu me croire quand je lui ai dit que c’était du coton. Du coup au final le résultat est en demi-teinte parce que, même si j’aime beaucoup la coupe, le choix du tissu gâche vraiment tout, c’est un modèle qui a besoin de plus de tenue (c.f. la photo de la réalisation de Vogue), et ce cotin-lin-de-l’enfer froisse tellement que je n’ai même plus le courage de le repasser maintenant…

C’est drôle parce que dans la vraie vie, je l’aime beaucoup cette robe, mais en regardant les photos, elle me parait… comment dire… flasque. Je crois que les photos auraient déjà rendu bien mieux avec un jupon… Je crois que je vais tenter de la refaire avec un tissu qui se tienne mieux. Ce modèle est aussi très joli en tissu satiné, comme on peut voir sur le blog de Gertie, mais c’est tout de même moins portable.

Pour en revenir au patron, même si c’est un “very easy” c’est drôle mais je l’ai trouvé plus dur que les “vintage vogue”, qui sont très bien expliqués. Ce n’est pas dramatique non plus, à vrai dire les explications sont faciles à suivre 98% du temps, mais au niveau des manches c’est désastreux. Il doit y avoir un problème dans les explications au niveau du montage car ça fait une couture toute moche à l’intérieur, avec la doublure qui ressort… Je n’avais pas le niveau à l’époque pour tenter d’improviser donc après m’être cassée la tête dessus, j’ai fini par laisser tel quel. Apparemment c’est un problème récurrent chez Vogue (Zibusine a eu le même souci avec un autre patron), je trouve ça assez moyen au vu du prix des patrons et de la qualité habituelle des finitions qu’ils proposent…

Wouhouuuuuuuuuuh ça touuuuuurne

Enfin bon je l’aime bien quand même cette robe, parce que chut, c’est un secret, mais elle est entièrement doublée en turquoise bien flashy ! :)

Robe quasi-vintage
Réalisé en novembre 2010
Very Easy Vogue V8615
Décolleté en V dans le dos et poches prises dans les coutures
Tissu en coton de chez Sacré Coupons
Doublure turquoise du Marché Saint Pierre

Lèche-vitrines

Les nouvelles fournées de patrons sont sorties il y a peu (enfin… il y a quelques semaines mais je suis à la bourre), et du côté des rééditions de patrons rétro, il y a du bon, voire du très très bon, que ce soit du côté de Vogue ou de Butterick. Voyez plutôt.

Chez Vogue :

V8788

Cette robe ressemble pas mal dans le principe à la fameuse “walkaway dress” de Butterick. Mais là où la réédition de Butterick demande de nombreux ajustements pour obtenir une coupe ajustée plutôt qu’un tablier d’hôpital (le résultat est splendide cependant), celle de Vogue a l’air plus flatteuse de base (un conseil cependant avec les rééditions Vintage Vogue : je prends la taille en dessous de celle conseillée car je trouve qu’ils abusent un peu sur les valeurs d’aisance).

V8789

C’est la vue A qui était présentée dans le mini-catalogue Vogue, et je l’avais trouvée plutôt bof au départ, rapport au tissu jaune qui fait davantage nappe provençale que robe fifties… Mais la vue B et son col bateau, rha, je craque ! Le modèle n’est pas franchement original, je vous l’accorde, mais la ceinture froncée est un détail sympa.

Chez Butterick :

B5708

Alors là je suis amoureuse ! Car non, ce ne sont pas quatre modèles de hauts différents, mais bel et bien le même noué différemment ! Et la vue rose, avec le vichy contrastant …! MIAM

Il me reste plus qu’à trouver du temps pour coudre, moi…

Edit (24/02/2012) :

Encore de la nouveauté chez Butterick !

B5748

Une robe de 1960, toute simple mais adorable, surtout la version avec le noeud dans le dos. Et pour une fois la photo de la réalisation est très réussie !

Et un deuxième châle !

Ouhla, c’est un peu mort ici ! Remarque quand j’y réfléchis, ça reflète bien ma production couture/tricot du moment. Mon travail me prend énormément de temps, et la machine à coudre et les aiguilles sont restées dans leur placard depuis un bon mois… Comme je n’arrive pas à me dégager d’après-midi entier, je n’ai pas trop le courage de commencer un gros projet, mais une visite à l’Aiguille en fête demain devrait me remettre en selle ! Pour le moment, je profite d’une accalmie surprise pour poster les photos du châle réalisé pour ma maman pour Noël, dont j’avais déjà parlé ici.

Il s’agit donc du Travelling Woman, dont j’avais trouvé la traduction française dans un article sur Thread&Needles. Je n’ai pas rajouté de répétitions, donc au final il n’est pas très grand, juste assez pour le porter en chèche.

C’est un patron très agréable à tricoter, pas trop répétitif mais facile à retenir. Contrairement à l’Abyssal, il se tricote du haut vers la pointe, ce qui évite de s’ennuyer sur la fin avec des rangs raccourcis interminables.

Par contre le pdf comporte quelques erreurs dans la traduction en français des explications (il manque des jetés par ci par là), ce qui m’a joué quelques tours, et du coup l’endroit de la naissance des motifs sur les côtés n’est pas vraiment très propre. Un conseil donc : mieux vaut se reporter au diagramme !

Pour la laine, j’ai utilisé un écheveau de Malabrigo Sock, en coloris Cordovan, un beau marron changeant (la couleur est bien plus profonde en vrai que sur les photos). Il m’en reste 45g sur les 100 de l’écheveau. J’aurais pu rajouter des répétitions du motif pour l’agrandir mais je crois que sa nouvelle propriétaire l’aime bien comme ça. En tout cas la Malabrigo Sock est vraiment fantastique à tricoter comme à porter ! J’avais l’habitude par le passé de n’acheter que des laines Phildar mais au final je me rends compte qu’ils ont un très mauvais rapport qualité prix : cela revient à environ 16€ pour 400m de Malabrigo, quand la merinos de Phildar est à 6,95€ les 136m. Et sans parler de la tenue de leurs laines sur le long terme : pluches, feutrage, l’horreur quand on a passé des mois sur un ouvrage, de quoi se dégouter du tricot…

Pour revenir au châle je suis un peu déçue par les photos qui ne le mettent pas très bien en valeur, je le trouve bien plus beau en vrai, que ce soit au niveau du point ou de la couleur. C’est difficile de prendre de la dentelle en photo ! Si vous avez des conseils ou astuces je suis preneuse…

Châle pour ma maman
Réalisé en janvier 2012
Modèle Travelling Woman, sans ajout de répétitions
Malabrigo Sock coloris Cordovan : 55g environ

Premiers pas en tricot dentelle

Ça fait longtemps que je tricote, mais depuis le jour où j’ai pigé le calcul des augmentations chez Phildar, je me suis toujours cantonnée à des pulls assez basiques. J’avais beau baver devant les belles réalisations de Saki et Eolune, faire un châle ça me paraissait hors de portée : trop long, besoin de trop de concentration pour suivre les diagrammes compliqués, trop risqué si on perd une maille. En plus sur les forums (je trainais beaucoup sur Tricotin fut un temps) les initiés semblaient parler un langage codé, entre les noms de châles, de fils, et les instructions cryptiques en anglais…

k1 tbl, [k1 tbl, YO, k1] in next st, k3, M1, pm, k1,pm, M1, knit to last 2 sts, [k1 tbl, YO, k1] in next st, k1. tbl.

Hein ??

Mais c’était sans compter sur la véritable mine d’or qu’est Thread and Needles et cet article sur la dentelle, destiné aux débutants, qui m’a convaincue de sauter le pas avec ce fameux modèle simplissime, en français et sans diagramme compliqué : le châle Abyssal. Pas de fantaisies pour une première fois, je suis donc allée acheter la laine recommandée pour le modèle : l’Alpaga de la Droguerie, dans une couleur joliment mais bizarrement nommée Matin d’Automne, mais que j’éprouve un besoin irrépressible d’appeler Glacier. Non mais quand même, c’est plus parlant…

Et alors autant, oui, je suis d’accord, elle est douce, oui il y a plein de couleurs toutes plus chatoyantes les unes que les autres, oui elle rend très bien tout ça tout ça ; autant tout ça est loin de compenser la détresse psychologique profonde causée par une visite chez la Droguerie pour y acheter de la laine : “est-ce que je suis bien au bon endroit ?”, “ça fait quarante minutes que j’attends plantée là, c’est bizarre tout de même”, “peut-être que je devrais aller faire la queue pour les bijoux”, “oui mais si je bouge je remets mon compteur à zéro”… ARGH. Donc je pense bien que ce sera ma première et dernière expérience avec les laines de la Droguerie…

Le modèle est effectivement très simple à réaliser, le point se retient bien, et c’est agréable pour une fois de tricoter sans faire autre chose (regarder la télé typiquement) mais en se concentrant sur ce qu’on fait. Du coup à force de métro et de train quotidien il a été vite fini (plus vite que je le pensais), même si j’avoue avoir trouvé le temps un peu long sur la fin à enchainer les rangs raccourcis en jersey…

Je l’ai offert pour Noël à ma grand-mère, tricoteuse émérite (pour info c’est elle qui a réalisé la robe en laine qu’on aperçoit sur les photos ! C’est un patron du Burda couture facile A/H 2008).

Du coup fort enthousiasmée par cette première expérience, j’ai enchainé avec un Travelling Woman (attention le patron comporte quelques erreurs par rapport au diagramme) en Malabrigo Sock, dont je vous parlerai bientôt. Il a presque été fini à temps pour l’offrir à ma maman pour Noël, mais avec mon déménagement il est toujours en attente d’un bon blocage…

Châle “Premiers pas”
Réalisé en décembre 2011
Modèle Abyssal
Laine Alpaga de la Droguerie – couleur Matin d’automne