Deer&Doe – Collection printemps-été 2013

bandeau_4Ça y est, la nouvelle collection des patrons Deer&Doe est sortie ce matin ! Au menu, une robe élastiquée, une jupe à taille haute à plis, et une blouse avec des découpes triangulaires. J’ai hâte de m’y mettre, je trouve les trois patrons magnifiques !

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J’ai été ravie de poser devant les objectifs d’Eléonore et de Ciss pour cette collection, je trouve le résultat vraiment superbe, que ce soient les photos studio pour la boutique, ou les photos en pleine nature pour la présentation de la collection. Et le mieux dans tout ça, c’est que j’ai pu essayer tous les modèles et que je sais qu’ils me vont pile poil. Carrément plus pratique que de faire une toile 😉

Maintenant que cette parenthèse « mannequinat » se ferme, j’espère revenir rapidement vous montrer des choses cousues par mes petites mains cette fois ci.

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I <3 Deer&Doe

sureau_4Beaucoup d’entre vous sont sans doute déjà au courant depuis qu’Éléonore l’a annoncé sur son blog : j’ai eu la chance d’être sélectionnée pour être le visage de la nouvelle collection Deer&Doe, qui sortira très prochainement. Je me suis retenue très fort de ne pas mettre une ribambelle de points d’exclamations à la phrase précédente, tant j’ai passé le mois précédent dans une hystérie totale pour préparer la séance photo. Éléonore est une fille fantastique et a fait du superbe boulot pour ses nouveaux patrons, et j’ai vraiment hâte que vous puissiez les découvrir…

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Ne craignez rien cependant, pas de spoilers ici puisque la robe que je vous présente n’est pas issue de la nouvelle collection mais simplement ma version été de la Sureau de la collection automne-hiver. J’ai profité du studio aménagé pour la séance photo pour l’immortaliser, et les photos font vraiment très pro 🙂

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Comme vous pouvez le voir j’ai pris un peu de libertés en supprimant les manches et les boutons, et en ajoutant du croquet autour de la fausse patte de boutonnage. Avec la popeline bleu marine, ça lui donne un petit air nautique que j’aime beaucoup pour l’été. A vrai dire j’étais partie pour faire la version classique au départ, mais en l’essayant avant l’étape de montage des manches j’aimais tellement le look que j’ai décidé de la laisser comme ça (j’ai une fâcheuse tendance à essayer et réessayer mes robes à chaque étape, ralentissant ainsi mon process couture d’au moins 200%, mais dans certains cas ça paye !). Du coup j’ai fini les emmanchures au biais, ainsi que l’ourlet du bas, avec le biais maison troqué avec papelhilo. Je vous montre même l’intérieur tellement je l’aime bien :

sureau_2Chouette hein ? Le patron est un régal à coudre, et si j’ai vraiment galéré pour ce projet c’est ma faute car j’ai enchaîné boulette sur boulette en montant le biais aux emmanchures (oublier de cranter les surplus, coudre le biais sur l’envers du tissu au lieu de l’endroit…). Bon je n’avais jamais fait il faut dire, et maintenant au moins j’ai compris ! Et le résultat au bout de la troisième fois est top, aucun faux pli. Au final cette robe je l’adore, elle est très facile à porter, et sur ce je retourne sautiller de joie partout dans mon appart’ 🙂

sureau_5Robe Sureau sans manches
Réalisée en mars 2013
Sureau de Deer&Doe
Taille 38
Popeline du Marché Saint Pierre

Un colis de bonne humeur

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La semaine dernière a été vraiment pourrie pour moi, ma maladresse légendaire s’étant réveillée soudainement et m’ayant fait casser coup sur coup l’écran de mon ordinateur portable (en le faisant tomber en me prenant les pieds dans le chargeur) et celui de ma liseuse (en marchant dessus en me prenant les pieds dans mon sac). J’ai fait un peu de couture pour oublier, et j’ai même fini des trucs, mais les séances photos improvisées dans le froid semblent invariablement donner des photos floues, ou simplement moches.

Heureusement, pour me remonter le moral, il y a papelhilo ! Suite à une suggestion de sa part, on s’est organisées un petit troc, livres japonais contre chaussons faits-main et fournitures de mercerie. Du coup la semaine dernière j’ai reçu mon colis, et je ne résiste pas à vous montrer le contenu 🙂

Dans mon colis, donc, une paire de chaussons fantastiques, pile dans les couleurs que j’aime, avec un tissu à motif géométrique et un velours côtelé exactement assorti à celui de ma jupe Madeleine !

chaussons_1Dans mon colis, il y avait également du biais maison, dont deux des quatre coloris vont bientôt aller rejoindre une petite robe qui est presque finie 🙂

biaisEt dans mon colis, il y avait aussi ces deux boucles de ceinture vintage, qui appartenaient à l’arrière-grand-mère de papelhilo. Quel honneur ! Je les trouve vraiment trop belles, j’espère arriver à trouver un projet qui leur rende justice.

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Merci papelhilo pour ce troc et toutes ces jolies choses qui m’ont remis du baume au cœur !

Mamie au pays des merveilles

alice1Quand on est en thèse, on possède un certain nombre d’indicateurs permettant de s’évaluer et d’évaluer le monde autour de soi : le h factor qui permet d’évaluer l’impact de ses publications, l’impact factor des journaux dans lesquels on publie et le rang des conférences auxquelles on assiste, la note de son unité de recherche ou le classement de son université… Je vous propose aujourd’hui un nouvel indicateur, permettant d’évaluer avec certitude la coolitude d’un travail : le Disney factor, qui se calcule en prenant le nombre de déguisements de personnages Disney réalisés dans le cadre du-dit travail. Et c’est avec une immense fierté que je vous annonce que mon Disney factor est maintenant passé à 1 !

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Que je vous explique : j’ai eu l’occasion cette année de donner un coup de main à un groupe d’étudiants qui souhaitaient présenter à un concours un projet de Réalité Virtuelle sur le thème, je vous le donne en mille, d’Alice au pays des merveilles. Alors quand il s’est agi de réaliser un petit film de présentation du projet, j’ai sauté sur l’occasion pour réaliser le costume adéquat et pour le revêtir le temps d’une courte scène d’introduction (ce qui explique pourquoi Alice lit sagement un livre sur les interactions 3D).

Si le tablier présente peu d’intérêt, la robe est quant à elle plutôt chouette. Je n’ai pas encore eu le temps d’en prendre de vraies photos, j’espère le faire ce week-end pour pouvoir vous la présenter correctement. En attendant c’est l’occasion de faire un petit jeu : saurez-vous reconnaître quel est le modèle de la robe qui se cache derrière le tablier d’Alice ?

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Versatile Blogger Award

Je m’étais faite taguer il y a quelques temps par Petite Mouge et par Mia du blog Le bouton ne tient qu’à un fil, mais j’ai tant tardé à jouer le jeu que c’est maintenant Marie Seattle qui me lance un appel du pied. Et comme les deux premiers ont été l’occasion de découvrir deux très chouettes blogs pleins d’humour et de belles réalisations, et que le troisième vient d’un qui est sans conteste parmi mes préférés malgré sa relative jeunesse, je ne peux que m’exécuter et sortir ce brouillon d’article du méandre créatif où je l’avais laissé.

Il faut dire aussi que mes premiers essais à donner ces « 7 choses au hasard sur soi » me laissaient furieusement l’impression d’être candidate à une émission de télé-réalité-dating.

Oh Next... comme tu me manques depuis que je n'ai plus la télé...

Oh, Next, monument de la TNT.

Mais revenons à notre award… c’est quoi, cette histoire, au juste ?

awardIl s’agit pour le « nominé » de raconter 7 choses sur soi, puis de nominer à son tour 15 personnes, qui devront à leur tour raconter 7 choses sur elles puis nominer à leur tour 15 personnes, qui devront à leur tour, etc. etc., étendant ainsi la domination des blogueurs versatiles sur la planète.

Hasard ou pas, les versions diffèrent, mais quitte à jouer le jeu autant y aller à fond et j’ai donc demandé à un « Random word generator » un panel de 7 mots, et l’on verra bien ce qu’ls m’inspirent. Les heureux élus sont donc :

  • coordination
  • mood
  • club
  • feeding
  • arthritis
  • installation
  • haystack

Bon, il va falloir y aller large sur les associations d’idées…

1. Coordination – J’ai un gros problème de coordination entre mes yeux, mes mains, et mon cerveau. Je me cogne souvent dans des encadrements de portes, je me mets le doigt dans l’oeil en essayant de me recoiffer ou je ferme la porte du placard sur le verre que j’essayais d’en sortir. Mais j’ai l’impression qu’avec la couture je m’améliore un peu sur ce plan là…

2. Mood – Je suis quelqu’un de très angoissé, et j’ai notamment deux grosses phobies : conduire une voiture (j’ai mon permis depuis quelques années, mais beaucoup beaucoup de mal à me mettre derrière le volant depuis), et… les pigeons. Je suis terrorisée par les pigeons. S’il y en a une trop grande concentration à un endroit, je suis obligée de changer de trottoir. Quand il y en a un à la télé, je dois détourner les yeux, et je n’ai jamais réussi à regarder Vaillant, pigeon de combat.

3. Club – Quand j’étais en école d’ingénieur, j’ai fondé un club de tricot. Selon les jours il y avait parfois moins de tricot que d’échanges de potins autour d’une tisane, mais j’aime quand même bien le mettre sur mon CV dans la partie « engagement associatif ».

4. Feeding – Bon jusque là j’avais de la chance, mais celui-ci est un peu plus tordu : feeding, donner à manger, donner à manger aux canards, canard, bleu canard. 80% de ma garde-robe est donc constituée de deux couleurs : le violet, et le bleu canard. Cela se voit moins sur le blog car je me force à varier les couleurs pour mes réalisations en couture, mais c’était une source de gros foutage de gueule de la part de ma coloc’ : « Tiens, de quelle couleur tu vas la faire ta robe pour le Gala ? Ah ouais ? Violet et bleu canard, sans blague ? »

5. Arthritis – Je n’ai pas d’arthrite – pas encore, du moins, car j’ai l’impression que les mauvaises positions que je fais prendre à mon poignet pendant le tricot et la couture ne vont pas m’aider de ce côté là – mais je suis allergique au soleil. A la première exposition du printemps, ma peau se couvre de plaques rouges. Ce qui explique mon teint de zombie d’albâtre…

6. Installation – Je n’arrive pas à me mettre à coudre ou tricoter si je ne lance pas d’abord autre chose en toile de fond. Pour cela j’ai des critères très précis : si c’est une série ou un film, il faut soit que je le connaisse par cœur, soit qu’il ne soit pas très intéressant. Avec mes séries préférées ça ne marche pas, car je ne suis rien et au final je suis frustrée de n’avoir rien vu de l’épisode. Quand j’étais chez mes parents, j’allumais la télé, souvent sur des émissions de MTV (Parental Control, Room Raiders et compagnie). Maintenant que je n’ai plus la télé cela demande davantage de préparation mais le niveau intellectuel s’est relevé : pour mes derniers projets, je me suis mise aux émissions d’Arrêt sur images, qui ne demandent que rarement de lever les yeux sur la vidéo, et pour les prochains ce sera livres audio (français, anglais, c’est cadeau).

7. Haystack – Mon anecdote sur le foin : l’année où j’ai passé mon permis de conduire, j’ai perdu un pari et en conséquence j’ai du me décolorer les cheveux, ce qui a eu pour résultat une affreuse couleur jaunâtre que j’ai gardée pendant un mois. Sauf que le timing étant très mauvais, c’est à cette période que j’ai du faire les photos d’identité pour mon dossier d’inscription à l’auto-école, et maintenant j’ai les cheveux jaunes sur mon permis. Pour la vie.

Bon, étant donné que toute la blogosphère a déjà été taguée, je vais me risquer à briser la chaîne sans renvoyer vers 15 nouvelles personnes, au risque de me faire fermer mon compte hotmail ou de retrouver cette nuit sous mon lit une petite fille avec un couteau.

J’en profite pour vous souhaiter à tous de bonnes fêtes, puisque je pars fêter tout ça en famille loin de mon ordinateur. Pour ma part c’était Noël en avance cette année, puisque grâce au fantastique giveaway de Tilly and the buttons, que j’ai eu la chance inouïe de remporter, mes chaussons seront remplis cette année de patrons et de tissus venus tout droit d’Angleterre. Je reviens donc très vite vous montrer les réalisations issues de ces merveilles ! 🙂

De la qualité des appareils photo. Le cas de l’écharpe « varicelle »

echarpe1J’ai profité d’un week-end de repos surprise pour prendre des photos de l’écharpe déjà évoquée ici, offerte à mon copain pour le consoler de sa semaine en quarantaine avec la varicelle. Sur l’écharpe en elle-même, il n’y a pas grand chose à dire : 46 mailles en aiguilles 5,5, et du point de blé pendant des kilomètres pour venir à bout des trois écheveaux de Malabrigo Merino Worsted, histoire de pouvoir faire plusieurs tours et d’avoir une écharpe bien chaude et douillette pour l’hiver.

Les photos par contre, ne sont vraiment pas terribles. Depuis bien un an maintenant, je me débrouille pour profiter de deux de mes copines de Yabooms, qui ont chacune un super Reflex, pour prendre les photos de mes robes ou de mes tricots. Ce qui explique que souvent je ne poste mes projets que plusieurs semaines après les avoir finis, puisque malheureusement elles ont aussi une vie de leur côté. Mais je préfère m’organiser et les harceler plutôt que de prendre des photos dans mon coin avec le retardateur de mon petit compact. Car ce qui me plaît particulièrement dans ces loisirs, c’est le rapport à la matière, la texture, la couleur, et cet aspect là se perd dès que l’on baisse en qualité d’images. La preuve :

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Prise avec mon Fujifilm Finepix

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Prise avec un Canon EOS 550D

La photo de droite est celle du châle réalisé au printemps pour ma soeur, prise par Diane avec son Reflex. La photo de gauche, je l’ai prise hier avec mon APN compact, un Fujifilm qui date de 2006,  dans des conditions de luminosité similaires. Si la laine n’est pas exactement la même (Malabrigo Worsted pour l’écharpe, et Malabrigo Sock pour le châle), c’est par contre le même coloris : Ravelry Red, un superbe rouge profond et saturé. Dès lors on voit bien les dégats sur la photo de gauche : la couleur est complètement cramée, limite stabilo rouge fluo.

J’avais suivi avec grand intérêt le débat sur le traitement des photos sur les blog de couture (sur le blog de Paunnet d’abord, puis sur Thread&Needles). Je ne me sens pas particulièrement concernée par l’aspect « mise en scène » de certaines (c’est très joli mais pas forcément ce que je recherche sur des blogs de couture/tricot), et, s’il m’arrive de retoucher les photos pour enlever un cheveu qui s’est malencontreusement glissé sur le tissu, ou un poteau un peu trop distrayant à l’arrière plan, je proscrit complètement les retouches qui vont changer le rendu ou le tombé d’un vêtement (je suis toujours très fâchée contre madame Burda et son histoire d’ourlet invisible… complètement invisible). Par contre je me rends compte que plus ça va, et plus je suis exigeante sur la qualité des photos. J’ai dans mes brouillons des dizaines de photos d’en-cours ou d’avant/après de blocage de tricots, mais qui sont tellement surexposées, floues, bruitées que je ne les poste pas. Les shootings de projets finis, j’adore, mais c’est vrai que sans mon propre matos il y a des choses que j’aimerais parfois montrer et que je ne peux pas et ça me fait enrager…

Alors maintenant j’hésite. Je ne suis pas vraiment une photographe dans l’âme, et typiquement l’APN que j’ai ne me sert qu’à prendre des photos pour ce blog (c’est dire, donc, si je le sors souvent). J’ai eu la chance d’avoir des cours de photo lors de mes études donc je sais me servir d’un Reflex, mais je me demande si ça vaut le coup de m’en acheter un (c’est cher ces bêtes là, tout de même), si je ne l’utilise que pour ça. Est-ce que ce n’est pas donner un peu trop d’importance à ce blog ?

Enfin, en vrai, l’écharpe est douce et moelleuse et elle a une très belle couleur. C’est ça qui compte, après tout…

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Echarpe Varicelle
Réalisée en novembre 2012
« Patron » maison
Malabrigo Worsted coloris Ravelry Red : 3 écheveaux

Glamour et paillettes

Si je me suis mise sérieusement à la couture, il y a quelques années de cela, c’était au départ pour pouvoir me coudre une robe pour le Gala de mon école, car je n’en trouvais jusque là en magasin que des pas très jolies, assez vulgaires, ou surtout bien trop chères étant donné la qualité. Et une fois la première réalisée (et pas peu fière !) je me suis mise dans la tête d’en coudre une différente à chaque Gala (et de ce fait, de remplir ma penderie de robes qui brillent complètement in-re-portables, mais ça c’est une autre histoire). Si je vous ai déjà présenté la dernière à ce jour, les trois premières étaient jusque là restées dans l’anonymat faute de photos correctes. C’est maintenant chose faite, et je vous ai préparé une petite série de posts pour vous les montrer pendant que je file en vacances sans ordinateur jusqu’à la fin du mois. Bonnes vacances à celles et ceux qui en ont, et bon courage aux autres !

Des rayures, des carreaux, et du retard

L’autre jour, j’ai rêvé de ce blog. J’avais une trentaine de robes à poster en urgence, et il fallait que pour chacune je prenne une dizaine de photos, que je les détoure, et que je les classe dans des dossiers selon l’année, la forme, la longueur, la couleur, et plein d’autres critères encore. Et je ne pouvais pas prendre les photos, car je ne m’étais pas lavée les cheveux…

Dans la réalité, ma production couturesque est au point mort depuis plusieurs mois, suite à une grave pénurie de temps libre, mais il me reste quand même à présenter une robe et une jupe qui datent de… et bien, de mars !

La première, que j’avais déjà évoquée ici, est une robe à rayures rouges et blanches qui fait très « candyman ». D’ailleurs quand je la porte, j’ai invariablement une de ces deux chansons dans la tête. Pas que je l’aie beaucoup portée pour l’instant, remarquez, car je la trouve un peu courte pour la ville, en plus de nécessiter un t-shirt à porter sous la partie bustier. Mais j’espère bien la rentabiliser sur la plage quand viendront enfin les vacances.

Le patron est issu d’un numéro de Patrones de l’an dernier, auquel j’ai enlevé les bretelles (au patron, pas au numéro). Je me suis bien amusée avec le placement des pièces pour créer un effet de chevron sur le devant, et surtout pour tout faire rentrer dans le coupon malgré mes bourdes habituelles (une moitié de devant avec des rayures verticales, l’autre avec des rayures horizontales… bon, c’est un style, hein… allez on recommence).

Pour les instructions, par contre, ça a été l’improvisation complète, étant donné que je ne parle pas un mot d’espagnol, et que je m’étais mise dans la tête de faire cette robe en une soirée (minus le décalquage du patron) pour l’emporter en conférence le lendemain. Bon, je n’en suis plus à ma première robe, il n’y avait ni doublure ni parementures et surtout elle était smockée dans le dos, donc je me suis dit que ça serait assez facile (pas de problème de taille, notamment). Au final j’ai quand même eu un gros moment de solitude lorsque j’ai réalisé, après avoir froncé la jupe pour la mettre à mon tour de taille, que sans fermeture éclair ou élastique, je ne risquais pas d’arriver à l’enfiler… Du coup j’ai laissé le devant froncé et passé un élastique à l’arrière, tandis qu’avec le recul je suspecte le patron original d’avoir un élastique tout autour de la taille. Enfin ça passe très bien comme ça, c’est l’essentiel.

La jupe, quant à elle, n’est pas du tout de saison (quoi que ces jours-ci je me demande) puisqu’il s’agit d’une jupe d’hiver en pseudo-lainage à carreaux. Là encore un type de patron bien connu : une jupe à plis avec un empiècement entoilé et doublé à la taille. Je me suis tout de même débrouillée pour avoir une différence de 4 bons centimètres entre la jupe et l’empiècement une fois les plis bâtis, mais je penche pour une erreur du patron. En dehors de ça je le conseille vivement, la taille haute est très flatteuse (particulièrement portée avec un jupon, que j’avais oublié pour les photos).

Pour en revenir au présent, mon problème de temps-libre ne risque pas de s’arranger (il paraît que la dernière année de thèse est assez remplie.. m’enfin ce sont des on-dit) mais j’ai ressorti ce week-end la machine histoire de décompresser un peu. Comme je suis une jeune fille censée, je me suis lancée dans un projet qui sent la catastrophe à plein nez, alliant une tendance douteuse à un mixage-retraçage de plusieurs patrons comme je n’en ai jamais fait. Enfin, à défaut d’aboutir à un ensemble tout mignon façon playsuit des années 40, ce sera au moins l’occasion de faire un post rigolo…

Robe à rayures
Réalisée en mars 2012
Patrones été 2011
Taille 40
Coupon de coton de chez Tissus Reine

Jupe taille haute
Réalisée en mars 2012
Burda couture facile P/E 2009 – 4A
Taille 36
Pseudo-lainage synthétique à carreaux de chez Stop Tissus

Lèche-vitrines

Les nouvelles fournées de patrons sont sorties il y a peu (enfin… il y a quelques semaines mais je suis à la bourre), et du côté des rééditions de patrons rétro, il y a du bon, voire du très très bon, que ce soit du côté de Vogue ou de Butterick. Voyez plutôt.

Chez Vogue :

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Cette robe ressemble pas mal dans le principe à la fameuse « walkaway dress » de Butterick. Mais là où la réédition de Butterick demande de nombreux ajustements pour obtenir une coupe ajustée plutôt qu’un tablier d’hôpital (le résultat est splendide cependant), celle de Vogue a l’air plus flatteuse de base (un conseil cependant avec les rééditions Vintage Vogue : je prends la taille en dessous de celle conseillée car je trouve qu’ils abusent un peu sur les valeurs d’aisance).

V8789

C’est la vue A qui était présentée dans le mini-catalogue Vogue, et je l’avais trouvée plutôt bof au départ, rapport au tissu jaune qui fait davantage nappe provençale que robe fifties… Mais la vue B et son col bateau, rha, je craque ! Le modèle n’est pas franchement original, je vous l’accorde, mais la ceinture froncée est un détail sympa.

Chez Butterick :

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Alors là je suis amoureuse ! Car non, ce ne sont pas quatre modèles de hauts différents, mais bel et bien le même noué différemment ! Et la vue rose, avec le vichy contrastant …! MIAM

Il me reste plus qu’à trouver du temps pour coudre, moi…

Edit (24/02/2012) :

Encore de la nouveauté chez Butterick !

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Une robe de 1960, toute simple mais adorable, surtout la version avec le noeud dans le dos. Et pour une fois la photo de la réalisation est très réussie !