La solitude du boléro

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Ça doit être triste d’être un boléro en dentelle.

Ça ne sert à rien.

Ça ne va avec rien.

Reliquat désuet d’une époque révolue.

Allez, va, je t’aime quand même.

bolero_mauve_dosN’allez pas croire le contraire, hein ! En l’occurrence, je le trouve très chouette sur cette robe, mais je ne peux le porter avec rien d’autre de ma garde-robe. Mais vraiment, rien. Nada. Zéro.

Ce n’est pas seulement la couleur qui cloche (mais qu’est-ce qui m’a pris de prendre du mauve alors que je n’ai rien d’autre en pastel ?) mais aussi la forme qui, portée avec un haut à bretelles, me laisse deux étranges triangles de peau nue au niveau des aisselles. C’est pas vraiment que ce soit moche, mais c’est… bizarre.

Le modèle est très chouette, très rapide à faire et le point de dentelle est ultra-simple à retenir. La laine, la Venezia Worsted de Cascade Yarns, est une merveille de douceur et de brillance. Mais l’un dans l’autre, ça reste un boléro mauve en dentelle, et je doute qu’il sorte beaucoup de mon armoire, sauf avec cette robe, et encore, quand je me sens d’humeur particulièrement fifties.

bolero_mauve_devantOh, et bien sûr, qu’est-ce que j’ai fait après l’avoir fini ? Commencé un autre boléro pardi !

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Boléro mauve
Réalisé en avril 2013
Modèle Little Silk Shrug, du livre Lace Style
Cascade Yarns Venezia Worsted : presque 1 écheveau
Lien Ravelry

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Ma nouvelle robe préférée

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Après une grosse période de « mouais » en couture, j’avais envie d’un projet inratable, d’une robe facile à coudre et facile à porter, qui me mette la patate à 200%. Du coup j’ai jeté mon dévolu sur le joyau de mon stock : ce magnifique Liberty, offert par ma maman l’an dernier. Ce tissu, j’en suis tombée raide dingue, pas seulement parce que le turquoise/bleu canard c’est mon kif, mais surtout à cause du motif : des étagères et des étagères de livres ! Si si, je ne l’invente pas, sur certains on voit même les détails de la reliure. Parfait pour satisfaire mon côté geek nerd thésarde intello fille qui lit des livres. En plus il porte le doux nom de Doctor Tulloch, et moi quand je serai grande je veux être Doctor, et aussi me marier avec the Doctor, alors Doctor Tulloch et moi on était clairement faits l’un pour l’autre.

Ce patron aussi (la fameuse robe Dolce Vita de Burda), il était fait pour moi. Il a tous les éléments que j’aime dans une silhouette : un décolleté en U, des mancherons, la taille cintrée et des fronces à gogo. Je l’avais déjà fait une première fois lors de la sortie du magazine, mais le résultat n’était pas terrible (je l’avais faite une taille trop grande et puis le combo vichy rose + croquet était tout de même un peu trop kitsch) et j’avais fini par m’en séparer. J’étais toutefois convaincue qu’une fois à ma taille, ce serait le patron idéal, alors j’ai retenté le coup.

tulloch_devantEn recopiant le patron dans la bonne taille cette fois, je me suis rendue compte que la version précédente n’était pas en 38 comme je le pensais, mais en 40 ! La faute aux patrons Burda qui commencent parfois en 34 et parfois en 36 (enfin, surtout la faute à moi qui ne vérifie jamais…). Pas étonnant qu’elle ait été bien trop grande !

Du coup maintenant, en 36, elle me va vraiment nickel. On voit bien quelques plis sur les photos mais ils proviennent surtout du fait que je l’ai portée non-stop depuis qu’elle est finie. Je l’adore !

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Là où je suis très contente de moi, en plus d’avoir masterisé la technique dite « de la cuillère en bois » pour le montage des coutures d’épaule, c’est sur les fronces. Je l’ai évoqué dans le post précédent, jusqu’à il y a quelques temps, il y avait peu de choses que je détestais plus au monde que de faire des fronces. Ça prend du temps, il faut bien se concentrer pour faire des lignes de piqûres bien parallèles, pour répartir les fronces bien équitablement, et quand on a presque fini, CRAC ! Il n’y a plus qu’à tout recommencer…

Sauf qu’entre temps je suis tombée sur ce post de blog chez Colette, sur la différence entre 2 et 3 rangs de fils de fronce. Et ça a été une révélation ! Avec trois rangs au lieu de deux, les fronces sont mieux réparties, plus jolies, mais en plus j’ai l’impression que le fil a beaucoup moins de chances de casser (0% de chances si l’on en croit mes expériences jusqu’ici mais je ne suis pas sûre d’être statistiquement valide). Ici j’ai également réglé le point un peu moins long qu’à mon habitude (sur 4 au lieu de 5) et je trouve le résultat super top. Ci-dessous, les fronces en vue subjective à la première personne quand je penche la tête pour les admirer :

tulloch_plisLa robe est aussi doublée dans un voile de coton beige dont la couleur rappelle les détails du motif, et qui contient un peu de polyester histoire d’avoir un peu moins besoin d’être repassé. Il vient du Marché St Pierre et c’est vraiment un régal à porter contre la peau, je crois que je n’achèterai plus que ça pour doubler mes robes en coton.

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Sur ce je vous laisse, ma robe sort du lavage, je m’en vais la remettre et me rouler dedans.

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Robe Doctor Tulloch
Réalisée en avril 2013
Burda 02/2011 – Robe 101
Taille 36
Liberty Doctor Tulloch de chez Tissus Reine
Voile de coton/polyester du Marché St Pierre

Procrastination Niveau 60

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Attention les yeux, ceci n’est pas une nouvelle robe, oh que non ! C’est même, si mes souvenirs sont bons, la première robe que j’ai cousue, il y a plus de six ans… C’est la robe qui m’a appris les plis. Qui m’a fait détester les fronces, à force de cassages de fils intempestifs. Qui m’a fait sacrément douter aussi, parce que je l’avais faite trop grande et qu’elle baillait sur les côtés au point de ne pas être mettable en l’état (et pas question à l’époque de découdre pour reprendre, surtout que le devant supérieur est doublé).

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A présent elle a des bretelles classiques, mais à la base c’est une robe dos-nu, dont les bretelles se nouent derrière la nuque, comme on peut presque le voir sur la photo du patron ci-dessous :

burda8045A y regarder de plus près, on dirait bien que même sur le mannequin le devant baille un peu sous les bras… Sur moi, c’était pareil, en bien pire, alors du coup pour la porter je faisais d’abord un nœud à chaque bretelle sur le devant, avant de les nouer ensemble sur la nuque, histoire de rentrer un peu d’ampleur. Mais ça faisait quand même deux grosses boules moches, donc je crois bien que, malgré ma grande fierté d’avoir réalisé une robe avec plein de fronces et plein de fraises, les fois où elle est sortie du placard se comptent sur les doigts de la main (allez, des deux mains, soyons généreux).

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Je suis tombée dessus l’autre jour lors du remisage annuel de mes gros lainages d’hiver pour laisser la place aux robes d’été (ce qui était un peu anticipé au vu des températures actuelles, je dois l’avouer). Prise d’un coup de folie, me voilà en train d’épingler les bretelles au dos, de pincer l’ampleur du devant, et quatre petites coutures main plus tard, c’est bon, c’est fait. C’est pas parfait, mais c’est portable. Ça m’a pris dix minutes. Il m’aura fallu six ans.

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S’en suit ma question existentielle du moment : peut-on encore porter une robe avec des fraises quand on a 25 ans ? Que dire alors du combo robe à fraises + chaussures à fraises ?

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Robe à fraises
Burda 8045
Taille 38
Réalisée en … 2006 ?
Coton à fraises du Marché St Pierre

Couture bof

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J’ai un peu un coup de mou niveau couture en ce moment. Je commence à décalquer un patron, et au moment de couper le tissu, non, je le sens pas, alors je mets de côté. Pour les photos c’est un peu pareil, alors après trois tentatives ratées ou avortées faute de beau temps, je me suis forcée à immortaliser en intérieur, dans mon petit appart’ mal éclairé, deux réalisations qui datent du début d’année, et desquelles je ne suis pas franchement convaincue.

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La première est une jupe taille haute, et elle est rose. Très rose.

J’avais repéré sur le blog de Mag sa superbe robe Belladone*, et en particulier la gabardine framboise dans laquelle elle l’avait réalisée et qui me semblait convenir à merveille pour la jupe Burda sur laquelle j’avais craqué :

Image_BurdaJ’ai donc couru au Marché St Pierre acheter ce que je croyais être le même tissu (mais en fait elle avait dit Marché St Michel, Mag, pas St Pierre !), et qui s’est avéré être en fait une gabardine stretch bien plus flashy. Alors même si j’aime beaucoup la couleur, je pense que le tissu en lui même n’est pas si adapté que ça, puisqu’il marque énormément les plis. Dès que je m’assois, c’est l’horreur. Et puis, elle brille beaucoup, quand même…

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Si je ne suis pas convaincue par le choix du tissu, c’est vrai que le patron lui même est top, comme l’avaient notamment souligné Mag et Saki. La jupe a une taille haute très flatteuse, des poches stylées, et se ferme avec des boutons cachés (même si là encore mon choix de tissu raté fait que le rendu n’est pas génial). J’ai envie de dire que je la referais dans un meilleur tissu, mais je me connais, et ma todo list est déjà si longue !

* Belladone dont j’ai d’ailleurs hérité puisque Mag ne la mettait pas, et qu’elle était pile à ma taille ! Merci encore Mag ! Je l’ai mise pour faire une présentation en conférence, c’était parfait, c’est devenu ma robe porte-bonheur 😉

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La seconde est un t-shirt en jersey, à « l’encolure bien large », d’après la description du patron Burda. Alors ça pour être large, elle est large. Borderline vulgaire je trouve même. (C’est marrant comme porter un bustier ne me pose pas de problème, mais en rajoutant des manches, ça parait tout de suite moins habillé. Elle est où la logique ?)

J’aime beaucoup la couleur (du bleu canard !), et le tissu, un jersey très fin, est ultra confortable, mais je me demande tout de même si c’est portable. Il y a plein de détails que j’aime bien, pourtant : les découpes raglan dans le dos, la couture le long des manches, l’ourlet bien large aux poignets… Mais un décolleté pareil, surtout par ce temps-ci, c’est un coup à attraper une pneumonie !

Je crois que pour me rebooster un peu, je vais me lancer dans un projet pas compliqué et à succès garanti, du style refaire une robe Dolce Vita, ou un patron Deer&Doe. C’est quoi vos trucs pour remonter en selle quand vous avez l’impression d’être dans une mauvaise phase en couture ?

Jupe très rose
Burda 05/2012 – Jupe 106B
Taille 36
Gabardine stretch du Marché St Pierre

T-shirt à encolure très large
Burda 12/2006 – T-shirt 107B
Taille 36
Jersey du Marché St Pierre

Deer&Doe – Collection printemps-été 2013

bandeau_4Ça y est, la nouvelle collection des patrons Deer&Doe est sortie ce matin ! Au menu, une robe élastiquée, une jupe à taille haute à plis, et une blouse avec des découpes triangulaires. J’ai hâte de m’y mettre, je trouve les trois patrons magnifiques !

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J’ai été ravie de poser devant les objectifs d’Eléonore et de Ciss pour cette collection, je trouve le résultat vraiment superbe, que ce soient les photos studio pour la boutique, ou les photos en pleine nature pour la présentation de la collection. Et le mieux dans tout ça, c’est que j’ai pu essayer tous les modèles et que je sais qu’ils me vont pile poil. Carrément plus pratique que de faire une toile 😉

Maintenant que cette parenthèse « mannequinat » se ferme, j’espère revenir rapidement vous montrer des choses cousues par mes petites mains cette fois ci.

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I <3 Deer&Doe

sureau_4Beaucoup d’entre vous sont sans doute déjà au courant depuis qu’Éléonore l’a annoncé sur son blog : j’ai eu la chance d’être sélectionnée pour être le visage de la nouvelle collection Deer&Doe, qui sortira très prochainement. Je me suis retenue très fort de ne pas mettre une ribambelle de points d’exclamations à la phrase précédente, tant j’ai passé le mois précédent dans une hystérie totale pour préparer la séance photo. Éléonore est une fille fantastique et a fait du superbe boulot pour ses nouveaux patrons, et j’ai vraiment hâte que vous puissiez les découvrir…

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Ne craignez rien cependant, pas de spoilers ici puisque la robe que je vous présente n’est pas issue de la nouvelle collection mais simplement ma version été de la Sureau de la collection automne-hiver. J’ai profité du studio aménagé pour la séance photo pour l’immortaliser, et les photos font vraiment très pro 🙂

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Comme vous pouvez le voir j’ai pris un peu de libertés en supprimant les manches et les boutons, et en ajoutant du croquet autour de la fausse patte de boutonnage. Avec la popeline bleu marine, ça lui donne un petit air nautique que j’aime beaucoup pour l’été. A vrai dire j’étais partie pour faire la version classique au départ, mais en l’essayant avant l’étape de montage des manches j’aimais tellement le look que j’ai décidé de la laisser comme ça (j’ai une fâcheuse tendance à essayer et réessayer mes robes à chaque étape, ralentissant ainsi mon process couture d’au moins 200%, mais dans certains cas ça paye !). Du coup j’ai fini les emmanchures au biais, ainsi que l’ourlet du bas, avec le biais maison troqué avec papelhilo. Je vous montre même l’intérieur tellement je l’aime bien :

sureau_2Chouette hein ? Le patron est un régal à coudre, et si j’ai vraiment galéré pour ce projet c’est ma faute car j’ai enchaîné boulette sur boulette en montant le biais aux emmanchures (oublier de cranter les surplus, coudre le biais sur l’envers du tissu au lieu de l’endroit…). Bon je n’avais jamais fait il faut dire, et maintenant au moins j’ai compris ! Et le résultat au bout de la troisième fois est top, aucun faux pli. Au final cette robe je l’adore, elle est très facile à porter, et sur ce je retourne sautiller de joie partout dans mon appart’ 🙂

sureau_5Robe Sureau sans manches
Réalisée en mars 2013
Sureau de Deer&Doe
Taille 38
Popeline du Marché Saint Pierre

Un colis de bonne humeur

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La semaine dernière a été vraiment pourrie pour moi, ma maladresse légendaire s’étant réveillée soudainement et m’ayant fait casser coup sur coup l’écran de mon ordinateur portable (en le faisant tomber en me prenant les pieds dans le chargeur) et celui de ma liseuse (en marchant dessus en me prenant les pieds dans mon sac). J’ai fait un peu de couture pour oublier, et j’ai même fini des trucs, mais les séances photos improvisées dans le froid semblent invariablement donner des photos floues, ou simplement moches.

Heureusement, pour me remonter le moral, il y a papelhilo ! Suite à une suggestion de sa part, on s’est organisées un petit troc, livres japonais contre chaussons faits-main et fournitures de mercerie. Du coup la semaine dernière j’ai reçu mon colis, et je ne résiste pas à vous montrer le contenu 🙂

Dans mon colis, donc, une paire de chaussons fantastiques, pile dans les couleurs que j’aime, avec un tissu à motif géométrique et un velours côtelé exactement assorti à celui de ma jupe Madeleine !

chaussons_1Dans mon colis, il y avait également du biais maison, dont deux des quatre coloris vont bientôt aller rejoindre une petite robe qui est presque finie 🙂

biaisEt dans mon colis, il y avait aussi ces deux boucles de ceinture vintage, qui appartenaient à l’arrière-grand-mère de papelhilo. Quel honneur ! Je les trouve vraiment trop belles, j’espère arriver à trouver un projet qui leur rende justice.

boucles

Merci papelhilo pour ce troc et toutes ces jolies choses qui m’ont remis du baume au cœur !