Robe Sixties

Septembre approchant à grand pas, il faut que je me dépêche pour présenter le plus de mes vieux projets possible… Je compte les porter durant Septembre fait-main quoi qu’il arrive, mais c’est quand même plus drôle si vous avez l’histoire avant, non ?

Cette robe est l’une de mes préférées, mais son histoire, comme tant d’autres, est tragique. Bon d’accord, pas vraimenr tragique, mais elle m’en a fait baver quand même !

Habituée aux patrons Burda, c’était la première fois que je tentais un patron Simplicity. En l’occurrence, Simplicity 3833, un charmant modèle de 1960 réédité en multi-taille.

J’avais trouvé au marché Saint-Pierre une gabardine bleue klein parfaite, avec beaucoup de tenue histoire de bien garder la ligne trapèze. Je m’étais appliquée, pinces bien symétriques, surpiqûres de la ligne milieu nickel. Sauf qu’au moment d’assembler le haut, quelque chose cloche, c’est bizarre tout de même, l’empîècement ne s’emboîte pas bien avec le bas de la robe… Je vérifie le patron : mais oui ! Les marges de couture étaient comprises !

Bon c’est pas très grave, mieux vaut ça que dans l’autre sens. J’entreprends donc de tout découdre, puis de recouper chaque pièce. Sauf qu’au moment de recouper l’empiècement, j’ai coupé… le long de la ligne de pince.

Bien entendu il ne me restait plus assez de tissu pour recouper une nouvelle pièce. Pas de panique, c’est pas grave, la gabardine est suivie. Je repars donc au marché Saint Pierre pour racheter 50cm du même tissu, et puis j’ai tout recousu, forcément moins bien que la première fois, mais au moins elle était terminée, et jolie en plus !

Sauf qu’après le premier lavage, patatras ! En fait le tissu n’était pas exactement le même, et le nouveau a dix fois plus déteint que l’ancien (pourtant je l’avais prélavé comme il faut, croix de bois croix de fer !). Du coup la pièce du devant est bien plus claire que le reste de la robe… Stupéfaction, désespoir, abandon la couture pour-toujour-de-toute-façon-je-suis-trop-nulle.

J’étais donc décidée à mettre cette robe à la poubelle jusqu’à ce que ma maman me fasse remarquer qu’en fait c’était plutôt bien tombé, vu que sur certaines versions du patron l’empiècement était d’une couleur différente, en voyant la mienne on pourrait croire que c’était fait exprès. Au fond de moi je suis toujours moyennement convaincue (et les manches alors, hein ?), mais j’aime tellement la coupe que je m’en fiche, je la porte quand même souvent. La morale de l’histoire ? toujours faire attention aux marges de couture bien s’appliquer quand on suit une ligne de coupe acheter du tissu en rab au cas où apprendre à accepter les défauts de ses créations il faut écouter ses parents !

Robe Sixties
Réalisée en mai 2010
Simplicity 3833 – Vue B
Gabardine bleue du marché Saint-Pierre
Taille 12 (38)

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