Le midriff contre-attaque

DSC_0260Vous vous souvenez du midriff, cette tendance douteuse de l’année passée ? Et bien cette année encore je suis bien décidée à faire voir le soleil à mon abdomen !

Pour aller avec mes chemises réalisées l’année dernière, je complète donc mon stock de jupes taille-haute, cette fois avec une Chardon de Deer&Doe. Je l’ai trouvée particulièrement agréable à coudre, avec tous ses plis et ses surpiqûres (c’est un peu long mais j’adore le rendu). Je suis d’ailleurs très contente des plis de la jupe, qui tombent tout pile sur les rayures du tissu et qu’on ne voit presque pas au niveau de la ceinture.

DSC_0253Le tissu est un lin vraiment léger et super beau qui vient du Marché St Pierre, avec une jolie couleur grenadine-au-lait. Je n’ai pas pensé à prendre une photo de l’ourlet, qui est  réalisé avec un biais fushia qui me donne trop la pêche. J’adore les petits détails comme ça que personne ne voit.

…et en plus elle a des poches ❤

DSC_0268Oh, et comme vous pouvez le reconnaître au fond très typique des photos, c’est encore une fois Eléonore qu’il faut remercier pour les avoir prises !

DSC_0255Bon alors, une jupe en lin, ça peut paraître un peu déplacé pour Paris, avec le temps pourri qu’on se traîne, mais pour moi elle tombe à pic, car dans moins de deux semaines : adieu Paris, bonjour Los Angeles !

LAJe pars trois mois là bas pour être Visiting Research Assistant (ça claque non ?) dans un labo qui travaille sur des thématiques très proches de ma thèse. Cela risque donc d’être bien calme par ici, puisque je n’aurai ni le temps ni les moyens de coudre sur place, et que je n’ai pas pu me faire une garde-robe digne de l’été californien avant de partir comme je l’avais prévu. Je vais tout de même emporter de quoi tricoter sur la plage, et mon appareil photo, donc j’aurais peut-être des choses à vous montrer, qui sait ?

DSC_0267Jupe Chardon en lin rayé
Chardon de Deer&Doe
Taille 38
Lin du Marché St Pierre

Publicités

Couture bof

ensemble_largeur

J’ai un peu un coup de mou niveau couture en ce moment. Je commence à décalquer un patron, et au moment de couper le tissu, non, je le sens pas, alors je mets de côté. Pour les photos c’est un peu pareil, alors après trois tentatives ratées ou avortées faute de beau temps, je me suis forcée à immortaliser en intérieur, dans mon petit appart’ mal éclairé, deux réalisations qui datent du début d’année, et desquelles je ne suis pas franchement convaincue.

ensemble_devant

La première est une jupe taille haute, et elle est rose. Très rose.

J’avais repéré sur le blog de Mag sa superbe robe Belladone*, et en particulier la gabardine framboise dans laquelle elle l’avait réalisée et qui me semblait convenir à merveille pour la jupe Burda sur laquelle j’avais craqué :

Image_BurdaJ’ai donc couru au Marché St Pierre acheter ce que je croyais être le même tissu (mais en fait elle avait dit Marché St Michel, Mag, pas St Pierre !), et qui s’est avéré être en fait une gabardine stretch bien plus flashy. Alors même si j’aime beaucoup la couleur, je pense que le tissu en lui même n’est pas si adapté que ça, puisqu’il marque énormément les plis. Dès que je m’assois, c’est l’horreur. Et puis, elle brille beaucoup, quand même…

ensemble_dos

Si je ne suis pas convaincue par le choix du tissu, c’est vrai que le patron lui même est top, comme l’avaient notamment souligné Mag et Saki. La jupe a une taille haute très flatteuse, des poches stylées, et se ferme avec des boutons cachés (même si là encore mon choix de tissu raté fait que le rendu n’est pas génial). J’ai envie de dire que je la referais dans un meilleur tissu, mais je me connais, et ma todo list est déjà si longue !

* Belladone dont j’ai d’ailleurs hérité puisque Mag ne la mettait pas, et qu’elle était pile à ma taille ! Merci encore Mag ! Je l’ai mise pour faire une présentation en conférence, c’était parfait, c’est devenu ma robe porte-bonheur 😉

ensemble_encolure

La seconde est un t-shirt en jersey, à « l’encolure bien large », d’après la description du patron Burda. Alors ça pour être large, elle est large. Borderline vulgaire je trouve même. (C’est marrant comme porter un bustier ne me pose pas de problème, mais en rajoutant des manches, ça parait tout de suite moins habillé. Elle est où la logique ?)

J’aime beaucoup la couleur (du bleu canard !), et le tissu, un jersey très fin, est ultra confortable, mais je me demande tout de même si c’est portable. Il y a plein de détails que j’aime bien, pourtant : les découpes raglan dans le dos, la couture le long des manches, l’ourlet bien large aux poignets… Mais un décolleté pareil, surtout par ce temps-ci, c’est un coup à attraper une pneumonie !

Je crois que pour me rebooster un peu, je vais me lancer dans un projet pas compliqué et à succès garanti, du style refaire une robe Dolce Vita, ou un patron Deer&Doe. C’est quoi vos trucs pour remonter en selle quand vous avez l’impression d’être dans une mauvaise phase en couture ?

Jupe très rose
Burda 05/2012 – Jupe 106B
Taille 36
Gabardine stretch du Marché St Pierre

T-shirt à encolure très large
Burda 12/2006 – T-shirt 107B
Taille 36
Jersey du Marché St Pierre

Oh Madeleine

madeleine-bretelles-largeurEn décembre dernier, j’ai eu la chance inouïe de remporter un giveaway organisé par Tilly, avec à la clé des tissus et des patrons à foison. Parmi ceux-ci, trois patrons de la marque Victory Patterns, qui vend des patrons en pdf à imprimer soi-même. J’ai décidé de m’attaquer en premier à la jupe Madeleine, sur laquelle je bavais depuis un moment (pour info, les deux autres sélectionnés sont les robes Ava et Chloé, miam !).

madeleine-poches-detailIl s’agit d’une jupe vraiment originale, avec des bretelles amovibles, de grandes poches plaquées et une bonne dose de surpiqures. Selon avec quoi on la porte elle a un petit air années 70, ou années 40 aussi (enfin je trouve).

madeleine-faceLe modèle est présenté réalisé en jean, et j’aurais bien eu envie de faire pareil, mais avec mon stock qui déborde je suis pleine de bonnes résolutions en ce moment. J’ai donc récupéré un velours côtelé que j’avais acheté à Stop Tissus il y a quelques années. Comme il était vraiment fin, j’ai doublé la jupe avec une doublure plus épaisse, en rose bien flashy mais qui ne se voit qu’à l’intérieur. Ça donne un rendu plutôt pas mal au niveau du tombé, quoi que peut-être un poil trop rigide du coup.

madeleine-dos-detailCette jupe a été l’occasion pour moi de réaliser mon premier lapped zipper (je ne sais pas comment on dit en français !), et j’en suis vraiment très fière. J’ai vraiment galéré au départ à comprendre les instructions du patron sur ce point, et mes différents livres de couture n’ont pas aidé : la jonction entre la partie avec la fermeture éclair et la couture en dessous, et les marges de couture respectives, c’était pas clair. J’ai regardé plusieurs tutos vidéo, et c’est finalement grâce à cette vidéo que j’ai eu l’illumination : Otis Fashion Sophomore Studio: Lap Zipper. Je vous conseille donc vivement de la garder sous le coude en cas de besoin. Au final cela valait le coup car je trouve le résultat très joliment rétro.

madeleine-fermetureA part cette question de fermeture, le reste du patron a été un régal à coudre, les explications sont très claires et la construction bien pensée (en particulier le montage de l’empiècement). Je suis très contente du rendu final, j’avais un peu peur de tomber trop dans le home-made-oh-c’est-rigolo-mais-tu-vas-pas-porter-ça-dehors-dis, entre les bretelles, les surpiqures turquoise sur violet, et la doublure flashy, mais finalement la longueur et la coupe lui donnent même un petit coté classe.

madeleine-pochesUn grand merci à Tilly et à Victory Patterns, donc !

Et merci beaucoup à la talentueuse Eléonore, qui a accepté de braver le froid glacial de ce samedi pour une séance photo (et oui, ça ne se voit pas sur les photos mais il tombait de petits flocons, brrr) !

madeleine-dos-largeur

Jupe Madeleine
Madeleine – Victory Patterns
Taille 4
Velours côtelé de Stop Tissus
Boutons de Fil 2000

La revanche de la jupe boulet

Il y a des projets comme ça, qu’on abandonne dans un coin alors qu’ils sont à moitié finis, et qui ne voient pas la lumière du jour pendant des semaines, des mois, voire des années, tant on espère un jour les oublier complètement. Et des fois il y a une raison pour ça.

Hier soir, sur un coup de tête, je me suis décidée à m’attaquer à ma jupe-boulet, que je me traînais depuis bien un an et demi. N’allez pas croire que c’est un projet compliqué pour autant ! A part les poches passepoilées, que je me suis forcée à zapper si je voulais la finir en une soirée (un élan de motivation aveugle comme ça, ça ne dure pas), le modèle est très basique : une jupe courte avec un pli creux devant, quelques pinces, une parmenture pour la ceinture et une fermeture invisible au dos. Ah, et une doublure aussi, bien sur.

C’est la doublure qui m’avait fait abandonner le projet à l’époque. Lancée bille en tête après avoir acheté le magazine, je n’avais pas réfléchi au fait que la forme de cette jupe est très différente de ce que j’ai l’habitude de coudre (des robes et jupes plutôt taille haute, et très évasées au niveau des hanches). Alors, au lieu de tracer un mix entre un 36 pour la taille et un 40 pour les hanches, j’étais simplement partie sur le 38 habituel. Et ce n’est qu’après avoir coupé, surfilé, et bâti le tout que je me suis rendue compte des dégâts : pour la jupe elle-même, pas de problème, le pli creux apportant de l’ampleur. La doublure par contre : impossible de la fermer ! Et comme il s’agissait d’un tout petit coupon, je ne pouvais pas recouper les pièces, pas même une bande à rajouter sur le côté. J’ai donc fourré le tout dans un sac en me disant que j’irai racheter de la doublure plus tard (ou alors en hurlant que j’arrêtais la couture pour toujours parce que j’étais trop nulle, je ne me rappelle plus bien), et fourré le-dit sac tout au fond de mon armoire.

Et deux déménagements plus tard, la jupe n’avait pas avancé. Alors quand je suis tombée sur ce maudit sac hier soir, je me suis dit que c’était maintenant ou jamais. Plutôt que de recouper une doublure, j’ai gardé celle-ci en la laissant ouverte au niveau de la couture dos. Pas très élégant, mais après tout ça ne se voit pas, et comme je n’étais franchement pas sure de la mettre un jour je n’avais pas envie de gâcher encore du tissu pour elle…

Ah oui, car la doublure n’étais pas le seul problème ! C’est là que je me suis rendue compte, d’ailleurs, à quel point mon niveau de méticulosité avait progressé durant les deux dernières années. Car les pièces de cette jupe étaient un vrai carnage, et, rendons à Burda ce qui appartient à Burda, ça ne venait pas du patron. Arrière plus court que l’avant, ligne d’ourlet qui fait des vagues, entoilage qui dépasse joyeusement des pièces, beurk. Déjà qu’à la base je n’avais pas spécialement envie de m’appliquer, plutôt d’en finir au plus vite, mais là franchement il n’y avait pas grand chose à  sauver.

Ajoutons à ça que je ne voulais pas recouper l’ourlet car la longueur était déjà franchement limite à mon goût (mais qu’est-ce qui m’a pris de ne pas rallonger le patron au départ ?!), et un foirage en règle de fermeture invisible – j’ai toujours du mal avec ce passage où il faut faire se rejoindre la couture du bas avec les deux coutures de la fermeture : je dérape, j’essaie de bidouiller à la main, et je me retrouve toujours avec quelques centimètres tout bosselés – et voilà ce qu’on obtient :

Dr Jekyll de face…

… et Mr Hyde de dos.


Non sérieusement, quand je vois l’arrière, j’ai honte : elle est plus courte de bien 5 cm (je sais que je suis cambrée mais quand même), l’ourlet gondole, il y a une bosse au niveau des fesses à cause de la fermeture. J’ai l’impression de revenir plusieurs années en arrière niveau qualité là.

Fig. 1 : Fermeture invisible ratée

Du coup je ne sais pas quoi en faire : si je la porte, je ne vois que l’avant, donc je me dis que ça passe. Mais si je me mets à penser au dos je vais avoir envie de me cacher illico. Portable ou pas portable ? Il me reste encore pas mal de tissu, je me demande si je ne vais pas refaire une jupe dans le même style (en faisant une toile cette fois !) et balancer celle là à la poubelle…

Jupe boulet
Commencée en février 2011 – Terminée en octobre 2012
Burda février 2011 – Jupe 120
Taille 38
Lainage mélangé synthétique du Marché St Pierre

Mid-quoi ?


Midriff ! Ce dont je vais vous parler aujourd’hui touche au vent de folie qui a soufflé sur les tendances vestimentaires de l’été dernier. Je m’excuse au passage de poster les photos avec deux mois de retard, mais promis juré non seulement je l’avais cousu à temps pour être totalement hype, mais en plus j’ai pris les photos quand il faisait encore 35° et non pas 10. Maintenant je ne sors plus sans ma petite laine. Passons.

Bref, la tendance « midriff », c’est l’alliance du ventre dénudé des années 90 avec la taille haute. Le principe consiste à laisser une bande de peau entre le haut de sa jupe/son pantalon et le bas de son haut, certes, mais attention, avec classe : sans montrer le nombril ! Évidemment ça m’a d’abord fait rigoler grassement, jusqu’à ce que je tombe sur les photos du défilé Dolce&Gabanna :

Une fois l’association d’idées 90’s remplacée dans ma tête de jolies images de pin-ups à la plage, ça a été la débandade et j’ai passé plusieurs jours à fouiller le web à la recherche des photos et des dessins de play-suits des années 40. C’était décidé, il m’en fallait absolument un pour l’été !

Mais malgré toute la bonne volonté du monde, je n’étais pas encore prête à assumer le combo mini-short + brassière en imprimé à palmiers, je me suis donc rabattue sur un objectif plus sobre avec cet ensemble tiré de la même collection :

J’avais déjà repéré l’an dernier dans le Burda de mai une jolie série d’inspiration rétro avec un ensemble jupe longue (enfin, pas longue-longue, longue-milieu-du-mollet-bof-bof) et brassière qui à l’époque m’avait fait lever un sourcil rigolard.

Bien entendu il était hors de question de porter le bustier tel quel sans risquer une visite de la police du goût, j’ai donc mixé le patron avec celui de la robe bustier du même numéro, afin de le rallonger d’une quinzaine de centimètres. J’ai aussi retracé les bretelles histoire d’avoir un peu plus de couvrance et de se rapprocher de la photo d’inspiration.

N’ayant que peu confiance dans la durée de la tendance (la preuve, je suis sûre que vous ne vous en souvenez déjà plus…) ni dans ma motivation sur le long terme à montrer mon abdomen à tous les passants, je me suis débrouillée pour rallonger le haut suffisamment pour pouvoir être porté soit se superposant au dessus, soit rentré dans la jupe, et je dois dire que cela me plaît nettement plus comme ça.

Désolée pour les plis sur le bustier, je l’avais porté toute la journée avant de prendre les photos, et il aurait mérité un meilleur repassage…


En plus du retraçage de patron dont je n’ai pas l’habitude, le modèle est bourré de détails sympas : c’est la première fois que je construisais un bustier avec des bonnets en plusieurs parties, et je dois dire que ça va tout seul. En plus de ça il est baleiné, le dos est fermé par une rangée d’agrafes, et la jupe est élastiquée à la taille, mais a aussi des plis plats sur le devant et des fronces à l’arrière. J’aime beaucoup l’idée de remplacer les fronces par des plis (ou simplement de les supprimer) sur l’avant de la jupe afin d’avoir un peu moins de volume à ce niveau là. C’est aussi le cas sur ce patron de robe qui est sur ma to-do list.

La jupe avait à l’origine deux grandes poches sur les côtés, coupées dans le biais. Et si elles ont beau avoir un très joli tombé, le résultat sur la silhouette en est pour le moins… étrange.


J’ai beau bien aimer les grandes poches en théorie, il faut bien avouer que dans la réalité c’est franchement moins flatteur, j’ai donc rajouté une boutonnière de chaque côté pour les fermer et donner une silhouette plus harmonieuse à la jupe (et du coup ça me fait quand même des poches sympas devant et derrière les boutons !).


Quant à la longueur, le mi-mollet grandes tailles m’arrivant à un endroit vraiment pas terrible du genre mi-chevilles, je l’ai raccourci de 10 cm. Avec des talons ça fait une très jolie longueur, et ça change (et si en plus on dit « tea-length » au lieu de « mi-mollet », ça fait tout de suite plus classe, n’est-il pas ?).

J’ai encore quelques petites choses à vous montrer de cet été, mais après je passe à des projets plus automnaux c’est promis. Là j’ai froid rien qu’en regardant les photos !

Ensemble bustier et jupe « midriff »
Réalisé en juillet 2012
Burda mai 2011 – Jupe 126, Bustier 127 (+ pièces de la robe 122)
Taille 72 (36)
Tissu type chambray de chez Stop Tissus

Des rayures, des carreaux, et du retard

L’autre jour, j’ai rêvé de ce blog. J’avais une trentaine de robes à poster en urgence, et il fallait que pour chacune je prenne une dizaine de photos, que je les détoure, et que je les classe dans des dossiers selon l’année, la forme, la longueur, la couleur, et plein d’autres critères encore. Et je ne pouvais pas prendre les photos, car je ne m’étais pas lavée les cheveux…

Dans la réalité, ma production couturesque est au point mort depuis plusieurs mois, suite à une grave pénurie de temps libre, mais il me reste quand même à présenter une robe et une jupe qui datent de… et bien, de mars !

La première, que j’avais déjà évoquée ici, est une robe à rayures rouges et blanches qui fait très « candyman ». D’ailleurs quand je la porte, j’ai invariablement une de ces deux chansons dans la tête. Pas que je l’aie beaucoup portée pour l’instant, remarquez, car je la trouve un peu courte pour la ville, en plus de nécessiter un t-shirt à porter sous la partie bustier. Mais j’espère bien la rentabiliser sur la plage quand viendront enfin les vacances.

Le patron est issu d’un numéro de Patrones de l’an dernier, auquel j’ai enlevé les bretelles (au patron, pas au numéro). Je me suis bien amusée avec le placement des pièces pour créer un effet de chevron sur le devant, et surtout pour tout faire rentrer dans le coupon malgré mes bourdes habituelles (une moitié de devant avec des rayures verticales, l’autre avec des rayures horizontales… bon, c’est un style, hein… allez on recommence).

Pour les instructions, par contre, ça a été l’improvisation complète, étant donné que je ne parle pas un mot d’espagnol, et que je m’étais mise dans la tête de faire cette robe en une soirée (minus le décalquage du patron) pour l’emporter en conférence le lendemain. Bon, je n’en suis plus à ma première robe, il n’y avait ni doublure ni parementures et surtout elle était smockée dans le dos, donc je me suis dit que ça serait assez facile (pas de problème de taille, notamment). Au final j’ai quand même eu un gros moment de solitude lorsque j’ai réalisé, après avoir froncé la jupe pour la mettre à mon tour de taille, que sans fermeture éclair ou élastique, je ne risquais pas d’arriver à l’enfiler… Du coup j’ai laissé le devant froncé et passé un élastique à l’arrière, tandis qu’avec le recul je suspecte le patron original d’avoir un élastique tout autour de la taille. Enfin ça passe très bien comme ça, c’est l’essentiel.

La jupe, quant à elle, n’est pas du tout de saison (quoi que ces jours-ci je me demande) puisqu’il s’agit d’une jupe d’hiver en pseudo-lainage à carreaux. Là encore un type de patron bien connu : une jupe à plis avec un empiècement entoilé et doublé à la taille. Je me suis tout de même débrouillée pour avoir une différence de 4 bons centimètres entre la jupe et l’empiècement une fois les plis bâtis, mais je penche pour une erreur du patron. En dehors de ça je le conseille vivement, la taille haute est très flatteuse (particulièrement portée avec un jupon, que j’avais oublié pour les photos).

Pour en revenir au présent, mon problème de temps-libre ne risque pas de s’arranger (il paraît que la dernière année de thèse est assez remplie.. m’enfin ce sont des on-dit) mais j’ai ressorti ce week-end la machine histoire de décompresser un peu. Comme je suis une jeune fille censée, je me suis lancée dans un projet qui sent la catastrophe à plein nez, alliant une tendance douteuse à un mixage-retraçage de plusieurs patrons comme je n’en ai jamais fait. Enfin, à défaut d’aboutir à un ensemble tout mignon façon playsuit des années 40, ce sera au moins l’occasion de faire un post rigolo…

Robe à rayures
Réalisée en mars 2012
Patrones été 2011
Taille 40
Coupon de coton de chez Tissus Reine

Jupe taille haute
Réalisée en mars 2012
Burda couture facile P/E 2009 – 4A
Taille 36
Pseudo-lainage synthétique à carreaux de chez Stop Tissus

Jupe ethnique

Enfin un après-midi pour coudre, j’en ai profité pour faire un projet facile et rapide histoire de relancer le mouvement !

La semaine dernière j’ai fait l’erreur classique d’accompagner mes copines à Stop Tissus. Et comme d’habitude, quand j’y vais avec quelqu’un qui sait exactement ce qu’il veut (en l’occurrence du tissu bleu pour faire une salopette de Super Mario), cette personne repart bredouille et moi je me fais avoir en craquant sur un énième tissu super chouette malgré mon voeu de chasteté de stockage de tissu. Parce que mais si, je vois exactement quel projet faire avec, et nooon je ne vais pas le laisser trainer pendant des mois, et à ce prix là au pire c’est pas une grande perte, et puis si je ne le prends pas là il n’y sera plus après !

Evidemment ça n’a pas manqué, et cette fois ci le destin m’a fait entrer en collision avec ce lainage tissé façon maya, qui ressemblait vraiment beaucoup au genre de motifs qui me traine dans la tête depuis un moment (voir preuve ci-dessous).

Source: fr.etsy.com via Camille on Pinterest

J’avais repéré dans le dernier Burda un patron nickel de jupe à panneaux : à vrai dire d’abord repéré comme « ah beurk, une jupe en lainage, qu’est-ce que c’est moche et kitsch et pas pratique, ils nous en sortent vraiment des belles chez Burda », et puis « finalement c’est sympa quand même, et elle tombe si bien… ». Du coup en voyant le tissu j’ai craqué.

Là dessus, deuxième grossière erreur : je suis allée acheter les fournitures en plein samedi après-midi, à Tissu Reine, un jour où le marché Saint-Pierre était fermé. Face à la foule grouillante et aux vendeuses stressées, une seule solution : simplifier à fond le modèle. Un élastique ? Pff ! Du sergé ? N’importe quoi ! Du bord côte au mètre ? Ca veut dire qu’il faut que je demande une coupe ? Ah non alors !Du coup j’ai remplacé tout ce fatras par un bord cote de blouson déjà coupé, et j’ai simplement mis deux oeillets et une cordelière (avec des noeuds au bout, parce qu’il faut pas abuser, manquerait plus que ma jupe à cinq euros se mette à me coûter 20 euros avec toutes les fournitures supplémentaires…). Comme le tissu n’est en fait pas un tissu maille mais un lainage tissé, le tombé est complètement différent mais je trouve que la raideur du tissu met bien en valeur la forme en A de la jupe avec ses panneaux de côté.

Quand j’y réfléchis je suis assez étonnée qu’elle me plaise autant, je n’ai pas l’habitude de porter des trucs « ethniques » comme ça ! A croire que le battage des magazines y est pour quelque chose…

Jupe ethnique
Réalisée en octobre 2011
Burda octobre 2011 – 104
Tissu imprimé de chez Stop Tissus