Reprenons les bonnes habitudes

belladone_largeurEt quand je dis bonnes habitudes, chez moi ça veut dire coudre une robe à l’arrache, en commençant à 21h avec pour objectif de la porter le lendemain, et en enchaînant les bourdes qui font que ce blog mérite bien son p’tit nom ! C’est que ça m’avait manqué tout ça ! 🙂

Alors oui, je m’étais dit pas de couture avant la fin de la thèse, mais là j’ai craqué, entre la rédaction et les entretiens d’embauche (parce qu’il faut déjà penser à la suite !), j’avais besoin d’une pause créative un peu plus gratifiante que mes aventures avec la génération automatique de graphes. Alors quand Eléonore m’a proposé de passer la voir au salon CSF où Deer&Doe avait un stand, je me suis dit que ça me ferait une distraction tout à fait bienvenue !

Sauf que la veille, panique, je n’avais rien à me mettre : j’ai bien une Bleuet mais elle était sale, une Belladone mais c’est pas moi qui l’ai cousue donc c’est de la triche, une Sureau mais… oui bon d’accord, j’avais envie d’un nouvelle robe et voilà.

belladone_dosEntre donc en scène la Belladone, que j’avais commencer à décalquer et découper juste avant de partir outre-atlantique cet été. Sauf que je ne sais pas ce qui m’avait pris ce jour là, mais j’ai fait du grand n’importe quoi sur le décalquage, et comme au moment de la coudre je n’avais pas les yeux en face des trous non plus, je ne m’en suis pas rendue compte. Étudions donc ensemble le schéma suivant :

dessinMettons que la partie à pois représente le devant de jupe de la Belladone (bon, c’est du à peu près, hein ! Y a pas à dire, le patronage c’est un métier…). Le rectangle, tout autour, c’est ma feuille de papier de soie, utilisée pour décalquer le patron (en vrai il y avait moins de marges, pas de gâchis promis, c’est une vue d’artiste là). Donc en toute logique, j’aurais du découper, dans mon papier, puis dans mon tissu, la partie à pois uniquement… Sauf que je ne sais pas pourquoi mais j’ai laissé aussi la partie hachurée. Et le fait qu’il y ait un trait avec des marques de plis en plein milieu de la jupe, ben, ça ne m’a pas choquée plus que ça… Bon et puis du coup après avoir cousu la poche je me suis retrouvée comme une nouille à raboter la pièce sur le côté, puis en longueur, puis à me rendre compte qu’il me manquait bien 10cm à la taille…

belladone_ceinture

Alors j’ai réussi à m’en sortir en diminuant les plis et en réduisant au maximum les marges de couture, mais du coup les coutures de côté ne sont pas alignées… Enfin sur le coup j’en étais à rigoler toute seule de ma bêtise devant ma machine, parce que là, franchement, faut le faire pour pas s’en apercevoir.

Histoire d’être constante, j’ai également fait les pinces trop longues (ce qui me donne des robot-boobs tout carrés), surpiqué le biais complètement à l’arrache, et pris les photos sans l’avoir repassée avant et après m’être assise dedans toute la matinée…

belladone_biaisMais à part ça, elle me plaît bien cette robe, tant qu’on ne la regarde pas de trop près ! Ça faisait longtemps que j’avais envie d’en faire une version un peu nautique, en bleu Klein avec un biais rayé rouge et blanc. Je fais un peu une fixette sur cette association de couleurs je crois… mais Pantone a déclaré que c’était la couleur de l’année alors vous risquez d’en voir encore beaucoup par ici ! Je ne vais pas encore m’épancher sur les nombreuses qualités des patrons Deer&Doe (je ne suis plus très objective à ce sujet j’en ai peur) mais bon, elle est quand même sacrément chouette la Belladone… Promis à l’avenir je m’applique et j’en serai une meilleure ambassadrice !

belladone_devantEt pour finir sur une note hors-sujet, je ne résiste pas à vous mettre un gros plan de mes chaussures, parce qu’elles sont trop chouettes 🙂

belladone_shoes

Belladone nautique
Belladone de Deer&Doe
Taille 38
Gabardine de coton du Marché St Pierre
Biais à rayures de chez Fil 2000

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Tea Party

robe_tea_party_empiecementDisclaimer : la robe qui va suivre n’a pas été réalisée depuis les États-Unis, oh que non. Couture, tricot, broderie, j’ai bien peur que tout cela passe complètement à la trappe pendant encore deux mois. C’est donc une robe qui date de mai dernier que je vous présente !

Il s’agit de la robe Butterick B5708, une réédition d’un modèle de 1953 sur laquelle j’avais complètement craqué à sa sortie (de la réédition, pas en 1953). J’ai acheté le tissu sur un coup de cœur, avec la robe en tête mais sans occasion précise pour la porter. Comme elle fait plutôt habillée elle aurait pu se retrouver au placard, mais elle m’a finalement sauvé la mise pour le mariage de mon cousin, faute de temps pour faire la robe en soie que j’avais prévue depuis l’an dernier (procrastination, encore et toujours).

robe_tea_party_faceSi je trouve le résultat très chouette en particulier sur ces photos, merci encore une fois à Eléonore j’en ai vraiment bavé pour la faire : entre le tissu, le patron et mes bourdes à répétition, j’ai bien cru que l’univers s’acharnait contre moi.

Pourtant tout avait bien commencé, par un coup de foudre au Marché St Pierre pour ce tissu qui me rappelait étrangement Alice au Pays des Merveilles. Je trouve le motif vraiment superbe, les couleurs sont belles, plus profondes en vrai que sur les photos. En plus le tissu a une belle tenue, avec un peu de stretch ce qui fait que non seulement il est confortable mais en plus il ne se froisse pas beaucoup. Par contre à part ça, quelle plaie !

robe_tea_party_cote

Il faut dire, déjà, que je me suis plantée en l’achetant : supposant naïvement qu’il était en 1m40 de largeur alors que c’était en réalité du 1m15, je n’en ai pas pris assez pour faire la robe entièrement dans ce tissu. Je suis donc retournée au Marché St Pierre pour en racheter, mais il était bien sûr épuisé. Je suis donc revenue avec du tissu contrastant pour faire l’empiècement, tout d’abord du blanc, qui une fois coupé s’est avéré trop épais, et puis il était trop blanc et pas assez ivoire et ça jurait. Je suis donc retournée du côté de Montmartre une troisième fois, et là gros coup de bol chez Moline puisqu’il y avait du voile de coton en soldes, et parmi les rares couleurs ce marron qui était parfaitement assorti.

robe_tea_party_dosLe vrai problème, par contre, tient entièrement au tissu lui-même : le motif n’est pas du tout dans le droit fil ! Grosse galère du coup pour essayer de faire les raccords, je m’en suis sortie pour les coutures centrales, les plus importantes, mais j’ai du abandonner pour les côtés. Ça se voit un peu sur la photo suivante, mais je trouve que le motif chargé et mon air hyper snob sur la photo distraient suffisamment pour que ça passe.

robe_tea_party_smugCe qui est sûr, c’est que je ne referai pas le patron ! L’empiècement est, à mon humble avis, très mail patronné, les bretelles à nouer partent beaucoup trop sur les côtés, comme si j’avais les épaules 10 à 20 cm plus larges. Enfin, je dis « mon humble avis », mais quasiment toutes les reviews que j’ai lues se plaignent du même problème. Alors même si en théorie il s’agit d’une robe « multi-nouable » que l’on peut porter de plein de façons différentes, c’est vraiment très dur de trouver une manière flatteuse de nouer les bretelles, ça baille devant, ça ne drape pas bien, c’est beurk.

Dans un premier temps, j’ai cru que ça venait de moi, car je me suis plantée en la cousant. J’ai confondu l’envers et l’endroit sur un des morceaux de l’empiècement devant, et du coup j’ai cousu l’empiècement et sa doublure pas dans le même biais (c’est à dire que le biais n’était pas la même diagonale : sur l’un le droit fil partait vers la gauche, et sur l’autre vers la droite ; ça fait sens ?). Une fois la robe finie, quand j’ai vu que l’encolure gondolait autant, j’ai voulu tout mettre à la poubelle, mais dans un élan de courage j’ai entrepris de découdre tout le haut pour retourner la doublure dans l’autre sens (ce qui impliquait de découdre tout le pourtour de l’empiècement, fil noir sur tissu marron foncé et surplus recoupés à quelques millimètres… plus JAMAIS). Et puis au final… ça gondole toujours. Mais j’essaie de me persuader que moins, histoire de garder ce qui me reste de santé mentale.

robe_tea_party_juponUne fois les bretelles bien ajustées (c’est à dire après un bon quart d’heure de bidouillage devant le miroir), je l’aime beaucoup quand même, surtout portée avec un gros jupon. Ca fait complètement over the top, je prends plein de place quand je m’assois, et ça fait froutch froutch quand je marche (pour info, le jupon vient de chez ModCloth, je recommande vivement). Mais même sans le jupon, la longueur de la jupe elle-même fait déjà très habillé. Portable tout de même, vous croyez ?

robe_tea_party_detailRobe Tea Party
Butterick B5708
Taille 10
Coton stretch à motifs du Marché St Pierre
Voile de coton de chez Moline

Ma nouvelle robe préférée

tulloch_haut

Après une grosse période de « mouais » en couture, j’avais envie d’un projet inratable, d’une robe facile à coudre et facile à porter, qui me mette la patate à 200%. Du coup j’ai jeté mon dévolu sur le joyau de mon stock : ce magnifique Liberty, offert par ma maman l’an dernier. Ce tissu, j’en suis tombée raide dingue, pas seulement parce que le turquoise/bleu canard c’est mon kif, mais surtout à cause du motif : des étagères et des étagères de livres ! Si si, je ne l’invente pas, sur certains on voit même les détails de la reliure. Parfait pour satisfaire mon côté geek nerd thésarde intello fille qui lit des livres. En plus il porte le doux nom de Doctor Tulloch, et moi quand je serai grande je veux être Doctor, et aussi me marier avec the Doctor, alors Doctor Tulloch et moi on était clairement faits l’un pour l’autre.

Ce patron aussi (la fameuse robe Dolce Vita de Burda), il était fait pour moi. Il a tous les éléments que j’aime dans une silhouette : un décolleté en U, des mancherons, la taille cintrée et des fronces à gogo. Je l’avais déjà fait une première fois lors de la sortie du magazine, mais le résultat n’était pas terrible (je l’avais faite une taille trop grande et puis le combo vichy rose + croquet était tout de même un peu trop kitsch) et j’avais fini par m’en séparer. J’étais toutefois convaincue qu’une fois à ma taille, ce serait le patron idéal, alors j’ai retenté le coup.

tulloch_devantEn recopiant le patron dans la bonne taille cette fois, je me suis rendue compte que la version précédente n’était pas en 38 comme je le pensais, mais en 40 ! La faute aux patrons Burda qui commencent parfois en 34 et parfois en 36 (enfin, surtout la faute à moi qui ne vérifie jamais…). Pas étonnant qu’elle ait été bien trop grande !

Du coup maintenant, en 36, elle me va vraiment nickel. On voit bien quelques plis sur les photos mais ils proviennent surtout du fait que je l’ai portée non-stop depuis qu’elle est finie. Je l’adore !

tulloch_dos

Là où je suis très contente de moi, en plus d’avoir masterisé la technique dite « de la cuillère en bois » pour le montage des coutures d’épaule, c’est sur les fronces. Je l’ai évoqué dans le post précédent, jusqu’à il y a quelques temps, il y avait peu de choses que je détestais plus au monde que de faire des fronces. Ça prend du temps, il faut bien se concentrer pour faire des lignes de piqûres bien parallèles, pour répartir les fronces bien équitablement, et quand on a presque fini, CRAC ! Il n’y a plus qu’à tout recommencer…

Sauf qu’entre temps je suis tombée sur ce post de blog chez Colette, sur la différence entre 2 et 3 rangs de fils de fronce. Et ça a été une révélation ! Avec trois rangs au lieu de deux, les fronces sont mieux réparties, plus jolies, mais en plus j’ai l’impression que le fil a beaucoup moins de chances de casser (0% de chances si l’on en croit mes expériences jusqu’ici mais je ne suis pas sûre d’être statistiquement valide). Ici j’ai également réglé le point un peu moins long qu’à mon habitude (sur 4 au lieu de 5) et je trouve le résultat super top. Ci-dessous, les fronces en vue subjective à la première personne quand je penche la tête pour les admirer :

tulloch_plisLa robe est aussi doublée dans un voile de coton beige dont la couleur rappelle les détails du motif, et qui contient un peu de polyester histoire d’avoir un peu moins besoin d’être repassé. Il vient du Marché St Pierre et c’est vraiment un régal à porter contre la peau, je crois que je n’achèterai plus que ça pour doubler mes robes en coton.

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Sur ce je vous laisse, ma robe sort du lavage, je m’en vais la remettre et me rouler dedans.

tulloch_paysage

Robe Doctor Tulloch
Réalisée en avril 2013
Burda 02/2011 – Robe 101
Taille 36
Liberty Doctor Tulloch de chez Tissus Reine
Voile de coton/polyester du Marché St Pierre

Procrastination Niveau 60

robe_fraises_paysage

Attention les yeux, ceci n’est pas une nouvelle robe, oh que non ! C’est même, si mes souvenirs sont bons, la première robe que j’ai cousue, il y a plus de six ans… C’est la robe qui m’a appris les plis. Qui m’a fait détester les fronces, à force de cassages de fils intempestifs. Qui m’a fait sacrément douter aussi, parce que je l’avais faite trop grande et qu’elle baillait sur les côtés au point de ne pas être mettable en l’état (et pas question à l’époque de découdre pour reprendre, surtout que le devant supérieur est doublé).

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A présent elle a des bretelles classiques, mais à la base c’est une robe dos-nu, dont les bretelles se nouent derrière la nuque, comme on peut presque le voir sur la photo du patron ci-dessous :

burda8045A y regarder de plus près, on dirait bien que même sur le mannequin le devant baille un peu sous les bras… Sur moi, c’était pareil, en bien pire, alors du coup pour la porter je faisais d’abord un nœud à chaque bretelle sur le devant, avant de les nouer ensemble sur la nuque, histoire de rentrer un peu d’ampleur. Mais ça faisait quand même deux grosses boules moches, donc je crois bien que, malgré ma grande fierté d’avoir réalisé une robe avec plein de fronces et plein de fraises, les fois où elle est sortie du placard se comptent sur les doigts de la main (allez, des deux mains, soyons généreux).

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Je suis tombée dessus l’autre jour lors du remisage annuel de mes gros lainages d’hiver pour laisser la place aux robes d’été (ce qui était un peu anticipé au vu des températures actuelles, je dois l’avouer). Prise d’un coup de folie, me voilà en train d’épingler les bretelles au dos, de pincer l’ampleur du devant, et quatre petites coutures main plus tard, c’est bon, c’est fait. C’est pas parfait, mais c’est portable. Ça m’a pris dix minutes. Il m’aura fallu six ans.

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S’en suit ma question existentielle du moment : peut-on encore porter une robe avec des fraises quand on a 25 ans ? Que dire alors du combo robe à fraises + chaussures à fraises ?

chaussures2

Robe à fraises
Burda 8045
Taille 38
Réalisée en … 2006 ?
Coton à fraises du Marché St Pierre

Bleuet in Wonderland

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Et voilà les photos de la robe Bleuet qui a servi de base à mon costume d’Alice !

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Il s’agit donc d’un patron Deer&Doe, marque qu’on ne présente plus tant son succès sur la blogosphère couture a été fulgurant. Je l’avais acheté quelques mois auparavant, ainsi que le patron des robes Sureau et Belladone (que je suis très frustrée de n’avoir pas eu le temps de coudre jusqu’ici) lors de la fête de lancement qui avait été organisée chez Brin de Cousette, et lorsque j’ai commencé à rechercher un patron pour la robe du costume, ça a été l’illumination : les manches ballon, le col, le patron déjà sur mon étagère, parfait !

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La couture a été quasiment aussi rapide et agréable que le choix du patron. Non seulement le tissu choisi (un satin de coton très épais) était ultra facile à coudre, mais le patron tombe vraiment parfaitement et les explications sont limpides. Je crois que je n’aurais jamais cousu quelque chose qui m’aille si bien sans aucune modification. Et le tout en à peine trois soirées !

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Comme il s’agissait d’un cotume, et qu’il devait être prêt très rapidement, je me suis forcée à faire des finitions rapides : les surplus sont donc crantés, et l’ourlet cousu à la machine. Pour un costume ça ne pose aucun problème, et je peux la remettre sans souci (il reste toutefois à passer l’étape du lavage), mais je suis tellement amoureuse du modèle (du noeud dans le dos, des boutons devant, des découpes princesse… rhaaa) que j’ai très envie d’en refaire une nouvelle version en prenant cette fois ci le temps de faire de belles finitions. Comme le « fit » est parfait, pas besoin de modifications, si ce n’est que je me tate à la rallonger un peu : je la trouve tout de même un peu courte par rapport à ce que j’ai l’habitude de porter. Mais pour tout vous avouer, j’ai la trouille de retracer la parementure, ça m’a l’air compliqué cette histoire. Y en a-t-il parmi vous qui se sont déjà lancées dans une modification similaire ?

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Robe Bleuet in Wonderland
Bleuet de Deer and Doe
Taille 38
Satin de coton du Marché St Pierre
Boutons de Fil 2000

Robe éclair (ou pas)

Comme prévu, la thèse me laisse peu de place pour la couture et pour le blog, ce qui explique que la robe d’aujourd’hui a attendu d’être ourlée, prise en photo et présentée depuis… mi-septembre !

Alors certes, en octobre, j’ai tout de même réussi à coudre quelque chose. Pour les 90 ans de ma grand-mère, je lui ai offert cette chemise Burda, mais la chemise est allée la rejoindre sans passer par la case photo. Pourtant j’aurais bien aimé vous la montrer car elle était pleine de premières fois : première fois que je cousais avec un tissu fluide, premier col avec pied de col, premiers bracelets de manches… Bref la construction était très intéressante, même si j’ai vraiment galéré avec le tissu qui glissait et s’effilochait à la vitesse de l’éclair, et les 11 boutonnières qui me faisaient grincer des dents à chaque fois quique j’appuyais sur la pédale de ma machine… Quant au tricot, j’ai réussi à caser un peu de temps dans les transports pour faire une écharpe pour mon copain, mais là aussi il va falloir me croire sur parole…

Quant à cette robe-ci, il s’agit du patron McCall’s M6324, une robe à découpe princesse avec une fermeture éclair apparente sur le devant, commencée lors d’une journée de couture ultra-productive chez ma copine Diane, parties toutes les deux sur un coup de tête en mode « Et si on cousait le même patron en même temps ? ». Ce qui nous donne deux versions totalement différentes, moi en jersey épais, monochrome et avec des mancherons, et Diane en lin bicolore et sans manches. J’espère qu’elle postera les photos quelque part à l’occasion (clin d’œil clin d’œil) car le rendu n’a rien à voir et est très très chouette. Comme d’habitude avec les patrons « Big Four », j’ai pris une taille en dessous de la taille indiquée, c’est à dire une taille 10 au lieu d’une taille 12 si j’avais suivi le tableau des mesures. A part ça pas de modifications, si ce n’est l’ajout d’un crochet pour empêcher le décolleté de s’ouvrir davantage, mais ça c’est ma faute j’ai placé la fermeture éclair un peu trop bas.

A la fin de la journée la robe était presque finie, il ne me restait qu’à fixer la parementure à la main, monter les manches et faire l’ourlet. J’ai laissé traîner ça un moment, parce que je n’avais pas le patron (même si pour les trois étapes restantes je n’avais franchement pas besoin des explications), puis quand j’ai récupéré le patron j’ai encore laissé traîner parce que pas le temps, pas la motivation… Au final je me dis que c’est parce que j’étais un peu déçue du rendu : j’aurais du prendre encore une taille en dessous pour compenser l’élasticité du jersey, et zapper le surjetage intempestif qui n’apporte rien sur du jersey à part une épaisseur supplémentaire au niveau des coutures, et manque de bol le tissu est si épais que ça fait un effet tout boudiné… Du coup j’ai bien mis un mois à me résoudre à la finir…

Et finalement j’ai bien fait de me forcer ! Car une fois les manches montées et l’ourlet fait, la robe tombait tellement bien et était surtout si confortable que j’ai complètement oublié ce problème de taille en trop. C’est vrai que l’embêtant sur ce patron, avec la fermeture qui descend jusqu’en dessous du nombril, c’est – non, pas les gens qui vous sautent dessus pour tirer sur le zip, je vous vois venir, bande de petits dépravés – c’est qu’on ne peut pas mettre de ceinture pour la resserrer. Du coup je flotte dedans au niveau de la taille, mais j’ai l’impression que ça ne se voit pas trop sur les photos alors tant mieux, je la mettrais quand j’ai besoin d’espace… Les jours de buffets gratuits au labo, par exemple 🙂

Et en plus de son confort, de sa forme plutôt chouette, du côté original du zip et de la présence bien appréciable de poches (ce qui fait déjà pas mal), le gros atout de cette robe c’est indéniablement sa couleur ! Le jersey est d’un superbe vert sapin légèrement satiné, profond mais lumineux. Le premier jour où je l’ai sortie, j’ai eu droit à énormément de compliments sur la couleur, de mes collègues comme d’inconnus dans la rue, et je trouve qu’elle me donne bonne mine, ce qui est très rare, donc elle est définitivement adoptée et je lui pardonne sans hésiter ses problèmes de taille et de coutures boudinées.

Robe à fermeture éclair
Terminée en novembre 2012
McCall’s M6324
Taille 10
Jersey épais de Tissu Reine

Glamour et paillettes 3/3

Pour la troisième et dernière robe de cette série, je suis passée des années 50 à 60 avec une robe trapèze typique de cette période. On dirait une robe de mariée ? C’est normal ! Le patron est issu de la série spéciale mariée du Burda de mars 2010, mais comme l’époque était aux robes en dentelle je me suis dit que ça passerait. Et comme le thème du Gala était le voyage dans le temps, je trouvais que ça collait bien (elle a un petit air rétro-futuriste, non ?).

Le modèle est vraiment basique : un devant et un derrière doublés, deux manches, deux pinces, et c’est prêt. La réalisation par contre, c’était autre chose, parce qu’entre ma machine et cette guipure très épaisse c’était pas l’amour fou. Le montage des manches, déjà pas particulièrement agréable en temps normal, a été franchement pénible. Idem pour le galon sur le bas des manches et sur l’ourlet : une fois cousu c’est très joli, mais qu’est-ce que c’est épais dis donc !

Cette fois encore la robe a été finie la veille du Gala, mais pour une fois je m’en suis mordue les doigts : en bonne gaffeuse que je suis, j’avais reporté mes marques sur le tissu à la craie de tailleur… bleue ! Ben oui, pour que ça se voie sur le blanc ! Sauf que ça se voyait trop bien, puisque une fois la robe finie, j’avais de superbes traces bleues au niveau des coutures des épaules et des pinces. Et si je m’y étais prise plus tôt, j’aurais eu le temps de la laver, mais là non. Enfin, personne n’a remarqué, et puis ça m’aura servi de leçon (pour la craie bleue, parce que pour le coup de tout faire à la dernière minute, c’est incurable j’en ai bien peur…).

Au final je ne suis pas convaincue que ce genre de forme m’aille particulièrement bien (et, vu la coupe des manches et la longueur, mieux vaut éviter de lever les bras au dessus de la taille pour garder sa dignité…) mais malgré tout j’aime bien, ça change de ma silhouette 50’s habituelle. J’ai d’ailleurs une robe trapèze sous le coude qui attend son tour à la rentrée…

Robe en guipure
Réalisé au printemps 2010
Burda mars 2010 – 104
Taille 38
Guipure de mariée du Marché St Pierre